• Bilan culturel | Mars 2019

          On se retrouve pour le bilan culturel de Mars. Je sais que ces articles peuvent être assez long je vous encourage donc à sauter à la partie qui vous intéresse le plus si vous n'avez pas la foi de tout lire! En terme de musiques je n'ai pas vraiment écouté d'album alors je vous met juste ici les musiques qui ont bercé mon mois : Brother de  Kodaline; High Hopes de Panic at the Disco!; Trees de Twenty One Pilots; Ain’t gonna die tonight de Macklemore & Eric Nally; Auto-Dance de Disiz; California Friends de The regrettes.

    Séries

    Shameless (S9) | Peaky Blinders (S2) | Harlots (S2) | Mindhunter

    Bilan culturel | Mars 2019

          Ce mois-ci, je n’ai commencé qu’une seule nouvelle série, parce que j’avais beaucoup de séries en cours de difusion et parce que je voulais d’abord finir d’autres séries. Donc, pour faire un point sur les saisons, j’ai regardé la saison 9 de Shameless. Shameless est une de mes séries préférées de tous les temps, mais il faut dire qu’on a un peu perdu l’intensité et l’investissement des premières saisons. Ce que je reproche principalement aux dernières saisons, c'est des intrigues qui partent dans tous les sens, qui s’éternisent et qui ont peu d’intérêt (Ian Jesus Gay si vous voyez ce que je veux dire). Dans cette saison on retrouve un peu ça avec Lip, mais hormis ça, je trouve que c’est une très bonne saison. Debbie (que beaucoup déteste mais que j’adore) a une évolution super intéressante, comme Carl et c’est très plaisant à regarder. Mais la saison 9, c’était surtout la dernière saison d’Emmy Rossum (Fiona) et si les intrigues autour de Fiona n’ont pas toujours été splendides, le jeu d’Emmy Rossum l’a toujours été. Elle va beaucoup manquer à la série, je pense que le final de la saison 9 aurait pu se suffire à lui-même, mais on en reparlera lors de la saison 10 !

          Rapidement, j’ai vu la saison 2 de Peaky Blinders (je vous parlais de la saison 1 dans le bilan de janvier.) Globalement la saison 2 m’a beaucoup plus plu, et ce, principalement parce que le plus gros défaut de la saison 1 réside dans un personnage qui n’est pas beaucoup présent dans la saison 2, un vrai soulagement pour moi ! La série a toujours un problème de rythme à mes yeux, ça va trop vite et comme on n’a pas beaucoup d’indicateurs de temps, on a du mal à croire à différents rapprochements. Mais en dehors de ça le développement du personnage d’Arthur est super intéressant, on a de nouveaux personnages secondaires qui apportent de nouvelles dimensions à la série et l’esthétisme est toujours aussi beau. Une saison 2 beaucoup plus réjouissante que la première saison en somme. Ce qui n’est pas trop le cas pour la saison 2 de Harlots. Le personnage de Margaret (dont je parle dans cet article) qui en impose toujours autant, un nouveau juge qui apporte de nouvelles questions sur "qu’est ce qui est moral, qu’est ce qui est juste, est ce que les deux vont ensemble ?" Malgré cela et d’autres bons points, j’ai été extrêmement gêné par le personnage de Lucy dont l’écriture n’a aucun sens et dont le jeu est vraiment monolithique. Et aussi, par le personnage de Charlotte, je sais qu’elle est la préférée de beaucoup et je le comprends, mais dans cette saison, ils nous la vendent comme celle qui va faire tomber les masques et qui a un plan, alors que vraiment, au bout d’un épisode, tu comprends qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait. LBilan culturel | Mars 2019a saison 2 est bien, attention, mais elle est un peu décevante comparé à la première.

          Pour finir, j’ai enfin vu la série Mindhunter sur netflix ! Si le premier épisode n’est pas forcément convainquant, laissez vous tenter par les autres épisodes qui valent vraiment le coup ! La série suit à l’aube du profilage criminel, deux agents du département comportemental du FBI qui se lancent dans une série d’interviews de tueurs en série pour essayer de cerner ceux qui les poussent à commettre des crimes. La série s’inspire d’une histoire vraie, nous assistons donc à une retranscription de véritables entretiens avec de véritables tueurs en série, et c’est passionnant. Les entretiens sont intéressants, l’étude qui est menée qui va vraiment lancer le profilage criminel (que l’on peut voir dans esprits criminels par exemple) est captivante et les acteurs sont impressionnants. Seuls points négatifs pour moi, même si je comprends leurs utilités dans le développement du personnage, l’histoire d’amour (avec toutes les scènes de sexes qui vont avec) et les dissensions internes dans l’étude sont pour moi vraiment inintéressantes. Mais je vous conseille quand même vivement cette série !

     

    Livres

    Le silence des agneaux de Thomas Harris | The thirteen tale de Diane Setterfield

    Bilan culturel | Mars 2019

          Padfoot m’a gentiment prêté Le silence des agneaux de Thomas Harris, donc si vous voulez un autre avis dessus plus développé je vous renvoie vers son article. J’ai un avis assez mitigé sur ce livre. J’ai adoré toutes les intrigues secondaires par exemple celle du patron de Clarice ou celle du codétenu d’Hannibal Lecter. J’ai aussi beaucoup aimé la construction de l’enquête autour de Buffalo Bill (même si je rejoins Padfoot dans son ressenti vis-à-vis de l’identité de Buffalo). J’ai également beaucoup apprécié le personnage d’Hannibal Lecter qu’on voit principalement au travers d’autres regards et du coup au moment où on a son point de vue à lui, c’est très satisfaisant parce qu’on l’attend depuis le début. Le seul point réellement négatif pour moi, c’est le personnage de Clarice. Elle pourrait être intéressante, parce que c’est une femme dans un milieu majoritairement masculin qui doit se battre constamment contre le sexisme et qui apporte un regard nouveau sur les choses. Oui, mais voilà Clarice a un défaut majeur, celui d’être une femme écrite par un homme. Dans ses pensées vis-à-vis des hommes, d’elle-même et des autres femmes (bonjour la grossophobie qui peut certes s’expliquer par l’époque d’écriture, mais qui est quand même gerbant), ce sont clairement les pensées d’un homme. Et du coup, c’est très dérangeant parce que ça apporte pas mal de sexisme et de cliché, et en plus de ça, j’ai trouvé que le personnage était assez creux. Tous les passages de son point de vue étaient donc pour moi soit ennuyeux, soit horripilant (en ne comptant évidemment pas les scènes avec Hannibal Lecter). C’est un bon livre que je vous conseille, mais ce n’est clairement pas ma lecture préférée.

        J’ai ensuite lu The thirteen tale, de Diane Setterfield dont je ne savais absolument rien. Encore une fois, j’ai un avis très mitigé. The thirteen tale, c’est l’histoire de Margaret Lea grande passionnée de littérature et biographe, qui un jour reçoit une lettre de l’écrivaine mondialement connue Vida Winter qui lui demande de faire sa biographie, après une carrière passée à donner 20 versions différentes de sa vie. On assiste donc à plusieurs entrevues où Vida Winter raconte son histoire, et en parallèle, on suit Margaret qui fouille dans le village d’enfance de Vida Winter et qui gère ses propres problèmes. Les entrevus sont passionnantes, l’histoire de Vida Winter est bien écrite, très intéressante et surtout surprenante, quand je pensais avoir deviné quelque chose, il s’avérait que j’avais tout faux, et j’adore ça. En revanche, je n’étais pas du tout intéressé par l’histoire de Margaret qui était complètement tirée par les cheveux et tellement niaise. Mais le problème, c’est surtout son enquête dans le village d’enfance qui est clairement une facilité scénaristique, elle tombe toujours sur les bonnes personnes au bon moment, qui sorte de je ne sais où pour lui venir en aide et être un tournant clef dans l’intrigue. La fin ne répond malheureusement pas à pleins de questions et va beaucoup trop vite. J’ai quand même beaucoup aimé ma lecture juste pour le personnage de Vida Winter, mais ça aurait pu être beaucoup mieux. Le livre a été adapté en film avec Sophie Turner, du coup vous entendrez peut être parlé de ce film dans les bilans culturels à venir!

     

    Films

    Conjuring 2 | Dans le noir | The holy girl | Lady Bird | Gangs of New York | The Wind That Shakes The Barley | Danton | Get Out

      Bilan culturel | Mars 2019     Ce mois-ci, je me suis laissé entraîner par une amie pour regarder deux films d’horreur alors qu’outre ne pas aimer ça, je trouve qu’il y a très peu d’intérêt à en regarder. Mais soit, j’ai donc vu Conjuring 2 qui a déjà la merveilleuse qualité d’avoir Vera Farmiga en actrice principale. Le film est bien, mieux que le premier, un peu plus effrayant, mais après ça reste les schémas classiques il y a très peu de surprise. J’ai aussi vu Dans Le Noir, qui pour le coup est vraiment effrayant. Même si les procédés horrifiques sont classiques, l’histoire m’a plutôt plu et se démarque un peu, surtout avec la fin qui m’a vraiment surprise. Pour résumé si vous n’êtes pas un•e grand•e fan de film d’horreur comme moi, je vous conseillerai plus Dans le Noir que Conjuring 2. 
     

           Je vais aller rapidement sur The Holy Girl, tout simplement parce que je devais le voir pour un cours que je n’ai jamais eu au final, et dont j’aurai bien eu besoin parce que je n’ai rien compris au film. Quel est son message, que se passe-t-il dans la tête des personnages, pourquoi font-ils ce qu’ils font ? Si vous avez une explication, je suis preneuse. Malgré mon incompréhension, le film n’est pas mauvais, il y a une bonne immersion, les relations entre les personnages sont intéressantes, la scène finale est très belle, mais pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut le comprendre, et ça n’a pas été mon cas. J’ai en revanche compris Lady Bird, que j’ai beaucoup aimé. Pour être honnête le personnage principal, m’a assez insupporté durant tout le film, cela dit pas autant que son deuxième copain cliché à souhait du garçon ténébreux persuadé que le gouvernement nous espionne et qui lit un livre au bord d’une piscine durant une soirée parce qu’il est tellement alternatif. Si j’ai autant aimé ce film, c’est pour le personnage de Marion, la mère de Lady Bird que j’ai trouvé très intéressante, très touchante. J’ai utilisé ce film dans le cadre d’un essay sur la déconstruction de la représentation typique de la femme faite par des réalisatrices et ce film illustre parfaitement la déconstruction de la mère parfaite hollywoodienne. Gerga Gerwig la réalisatrice, nous dresse le portrait d’une mère pleines d’insécurités, de peur, de contradiction un portrait réaliste en soit et j’ai trouvé qu’elle le faisait avec brio.  

          J’ai également vu Gangs of New York, que je n’ai pas du tout aimé. Il est vraiment très long, le rendu est assez bordélique pour moi, les personnages sont là pour remplir des cases concrètement, on a le fils qui veut venger son père, l’ennemi qui force un peu l’admiration quand même et la fille qui est là juste pour une histoire d’amour. Le film n’est pas terriblement mauvais, mais pour moi, il ne vaut pas le détour. Pour finir, j’ai regardé The Wind That Shakes The Barley qui est un très bon film historique sur la guerre civile irlandaise et la guerre d’indépendance ! Il est aussi très long, et paraît d’autant plus long que le réalisateur n’a pas voulu tomber dans le sensationnel hollywoodien et du coup certaines scènes peuvent être assez ennuyeuses vu qu’il n’en rajoute pas des tonnes pour faire du spectacle. Malgré cette longueur, le film est très intéressant, il représente différents aspects de la guerre qui ont tendance à être oublié notamment la dimension de classe du conflit, mais aussi le rôle important que les femmes ont joué. Cillian Murphy est excellent dedans, la scène finale est magnifiquement horrible, il y a une histoire d’amour qui aurait pu éviter, mais qui n’est pas très importante donc pas bien grave. En conclusion, c’est un bon film et en plus, c’est un bon film historique, que demande le peuple ?

          On arrive presque au bout avec un film français, Danton ! J’ai dû le regardé dans le cadre d’un exposé sur la représentation de la révolution française dans les films, et dans ce cadre là c’est très intéressant, mais si je l’Bilan culturel | Mars 2019avais regardé pour mon plaisir personnel et pas pour les cours, j’aurais probablement arrêté à la moitié. Le film est assez long, il demande d’avoir une certaine quantité de connaissances sur la période pour pouvoir être réellement apprécié et surtout, c’est Gerard Depardieu qui fait du Gerard Depardieu pendant deux heures. C’est-à-dire que le film se construit autour de sa prestation, de ses discours éloquents et de sa présence imposante. Et il le fait très bien, parce que c’est son rôle type et ça devait très vite lassant pour moi. Pour finir, j'ai regardé Get Out qui est vraiment mon coup de cœur du mois ! Même en connaissant l'histoire et en connaissant quelques éléments clefs, j'ai été complètement embarqué dans l'histoire ! Le film ne fait pas peur en lui-même mais l'atmosphère glauque arrive à nous mettre très mal à l'aise et à nous partager ce désir de prendre ses jambes à son cou. La prestation d'Allison Williams est folle, je vais être incapable de voir cette actrice dans un autre film sans avoir froid dans le dos. Je ne vais pas m'étaler plus sur ce film, retenez que de cette liste, c'est celui-ci qui est à voir.
     

     

    Autres

    Tyding up with Marie Kondo | Les règles de notre liberté

    Bilan culturel | Mars 2019      Pour commencer Tiding up with Marie Kondo, disponible sur netflix, que j’ai adoré regarder cette émission ! Personnellement, j’adore le tri et le rangement, et je trouve ça toujours super satisfaisant de regarder des vidéos de tri donc une émission consacrée à la chose, c’était splendide. Mais ce que j’aime le plus dans cette émission, c’est vraiment Marie et sa manière d’aborder le tri. On n'est pas du tout dans le style d’émission comme déco une semaine pour tout changer, ou d’autres émissions dans le genre qui agiraient comme une tornade sur les maisons. Ici, Marie est très respectueuse, les gens vont à leur rythme et se séparent de ce qu’ils veulent. À la fin de certains épisodes j’étais toujours abasourdi par la quantité de choses qu’ils gardaient mais c’est parce que c’est n’est pas une démarche pour se débarrasser de tout, mais bien pour garder ce qui leur procure du bonheur (phrase entendue bien trop souvent dans l’émission). Concrètement, je n’ai pas appris grande chose sur la manière de trier, mais peut-être que pour des gens qui ont plus de mal avec le tri ça peut marcher. Les deux seules petites critiques que je trouverai à faire sont qu’ils auraient pu apporter plus d’attention à la manière dont on peut se séparer d’objet, par exemple on voit beaucoup de choses aller directement à la poubelle ce qui me dérange un peu parce que ce n’est pas du tout écologique et que les objets peuvent avoir une seconde vie. La deuxième chose est compréhensible parce que je ne pense pas qu’il y ait une dimension politique à la démarche de Marie Kondo, mais quand on aborde des sujets comme l’accumulation de biens une petite critique de la surconsommation et du capitalisme de masse est un peu nécessaire. L’émission n’en est pas moins géniale, je vous recommanderai juste de ne pas commencer par l’épisode 1 ou 3 parce que les pères enchaînent les réflexions sexistes et c’est assez refroidissant. 

          Pour finir j’ai regardé le très court reportage (26 minutes) Les règles de notre liberté, sur Netflix. On suit un groupe de femmes en Inde qui commencent à fabriquer des serviettes hygiéniques, un objet qu’on comprend très vite nécessaire à l’émancipation de la femme en Inde où la menstruation est toujours très stigmatisée. C’est un reportage très intéressant pour sortir d’un féminisme occidental et pour observer l’état des conditions de vie des femmes. Ça parait un peu irréel quand on vit en France d’entendre qu’une femme a arrêté l’école à 13 ans parce qu’elle ne pouvait pas cacher ses règles et que les gens se moquaient d’elle à cause de ça. Et c’est justement pour ça que c’est très important de le regarder. C’est court, c’est très bien raconté et si vous le souhaitez, vous pouvez faire un don au padproject qui finance la diffusion de la machine qui permet aux femmes de fabriquer ses serviettes hygiéniques.

     

           Les bilans culturels sont toujours très long, mais j'adore les faire c'est un bon moyen de faire une retrospective de son mois et d'apprécier tout ce qu'on a pu voir/lire/écouter! On se retrouve donc le mois prochain pour un nouveau bilan culturel! 

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