• Portraits de femmes d'Histoire #3

     ‘I’ve been absolutely terrified every moment of my life – and I’ve never let it keep me from doing a single thing I wanted to do.’ - Georgia O'Keeffe

            On se retrouve aujourd'hui pour la troisième édition d'une catégorie que j'adore, les portraits de femmes d'histoire. Je pense vous faire prochainement un article sur toutes mes sources (chaines youtubes, livres, sites, instagram etc.) que je suis et où j'apprends la vie de toutes ces femmes, comme ça, ça vous fera encore plus de portraits de femmes. Après deux éditions sur des reines, guerrières, leader militaire aujourd'hui, on change complètement de registres avec des artistes. On n'est pas complètement dans les femmes du commun que je vous ai promis, et qui viendra ! J'ai choisi de vous parler d'artistes parce qu'encore une fois pour dix peintres hommes, on connaît une peintre femme (à savoir très souvent Frida Khalo). Je vais donc vous parler de deux femmes qui ont eu un franc succès, mais dont on entend peu parler (personnellement, je ne les connaissais pas du tout) et d'une femme dont le talent a été mis au placard, en faveur de son frère que vous connaissez tous.

     

    Georgia O’Keeffe | Etatsunienne (1887-1986)Portraits de femmes d'Histoire #3

          O’Keeffe a passé la plus grande partie de son énergie à essayer de trouver un moyen d’exprimer ses idées au travers de sa peinture. Elle commence avec une série de tableaux abstraits au fusain. C’est une des premières fois qu’un•e artistes étatsunien•ne•s créer un tableau abstrait. O’Keeffe peignait presque exclusivement les fleurs, les os d’animaux et les paysages qui entouraient son studio. Evitant de tomber dans les tendances du moment, O’Keeffe développe son propre style, un mélange d’abstrait et de pictural traditionnel. Elle devient rapidement une des artistes les plus importantes des Etats-Unis. Leader d’un nouveau mouvement, le modernisme Américan, mais aussi la femme de ce dernier. En 1946, le musée d’art moderne de New-York lui consacre une exposition entière, c’est la première fois qu’ils le font pour une femme. Son œuvre était complètement différente des autres, elle illustrait avec ses tableaux sa vision du monde.

     

    Portraits de femmes d'Histoire #3Nannerl Mozard | Autrichienne (1751-1821)

          Avec son frère Leopold, elle commence à montrer très vite son talent pour le clavecin. Leur père les emmène dans plusieurs grandes villes d’Europe pour qu’ils se produisent en concert. Elle compose également, mais son père le lui interdit, car une femme ne peut devenir compositrice. Elle compose également, mais son père le lui interdit, car une femme ne peut devenir compositrice. La collaboration avec son frère n’est pas très claire, mais il est très probable que certaines des compositions de Leopold soit en réalité celles de sa sœur. Lorsqu’elle atteint l’âge de se marier, son père cesse de l’emmener en tournée. Il refuse de la laisser étudier le violon et l’oblige à donner des cours de piano pour financer la tournée de son frère en Italie. Elle sombre alors en dépression. Son père contrôle sa vie, du choix de son époux jusqu’à enlever son premier enfant pour l’élever lui-même.

     

    Kenojuak Ashevak | Inuite Canadienne (1927-2013)Portraits de femmes d'Histoire #3

          A son époque, le statut des Inuits est sujet à débat au Canada, le gouvernement n’arrivant pas à trancher sur leur citoyenneté. Les Inuits sont souvent forcés à la sédentarisation et à l’assimilation culturelle. Kenojuak tient de sa grand-mère une pratique des travaux manuels notamment la réalisation de vêtements. Sa carrière artistique commence de manière inattendue en 1950 quand une infirmière de la santé publique détecte chez elle la tuberculose. Elle est alors envoyée contre son grès dans un hôpital de Quebec où elle sera gardée trois ans. Elle y fera la rencontre de Harold Pfeiffer, qui avait pour mission d’enseigner l’art aux patients pour les distraire mais aussi pour qu’ils aient une source de revenue. Quand elle rentre chez elle, Kenojuak étend son art (de la vente de poupées, à la sculpture en passant par le dessin). Kenojuak expérimente tous les outils qu’elle peut se procurer, elle développe vite un style très personnel et reconnaissable qui lui vaudra un franc succès : elle fera l’objet d’un reportage par l’Office national du film du Canada, plusieurs de ses gravures et dessins seront placés sur des timbres, elle sera élue membre de l’Académie royale des arts au Canada et lauréate du Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques. Kenojuak est probablement la plus connue des artistes inuits.  

     

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