• Trois classiques de Goldman & Cabrel

        LinksTheSun a sorti la semaine dernière une vidéo sur ses 20 classiques préférés de la chanson française, et spoiler, à la deuxième et première place on retrouve Jean-Jacques Goldman et Francis Cabrel. Et voyez vous si je ne suis pas convaincue par l’entièreté du classement, je ne pouvais pas être plus satisfaite de son podium. Quand nos parents sont fans d’un artiste, il y a deux évolutions possibles : on finit par les détester ou on les adore. J’appartiens à la deuxième catégorie en ce qui concerne Goldman et Cabrel, ma mère m’a transmise son amour pour eux, et je vous le transmet au travers de trois de leurs chansons.

     

    Trois classiques de Goldman & Cabrel

    Jean-Jacques Goldman

    Je commence avec Goldman parce que je l’aime beaucoup, mais ce n’est rien comparé à Cabrel, donc le choix des musiques a été beaucoup plus facile. Mais pour rappel Goldman c'est 270 chansons écrites, plus de 120 dont il est l'interprète, alors forcément trois c'est une représentation très restreinte de son travail.

     

              4 mots sur un piano, avec Patrick Fiori et Christine Ricol (2007)

        Assez étrangement, dans le top 5 des chansons les plus tristes de ma vie. Je ne saurai même pas comment l'expliquer la mélodie est triste, les chanteurs sont particulièrement doués pour faire passer la tristesse dans leurs voix. Cette chanson me rend juste triste, mais en même temps elle est magnifique (le refrain <3), du coup, je l’adore, et je la déteste, une relation saine en quelques sortes. Seul bémol pour moi la partie de Christine Ricol. Elle a une voix magnifique ça, c’est indéniable, mais je trouve que les paroles sont un peu trop simples comparez au reste de la musique et du coup, je trouve qu’elle n’apporte pas forcément grande chose. Mais c’est quand même une des meilleures chansons de variété française, donc on lui pardonne.

     

               Né en 17 à Leidenstadt, avec Caroline Fredericks et Michael Jones (1990)

        Si j’adore cette chanson, ce n’est pas tant pour sa musicalité ou sa beauté, mais pour le sens des paroles. Goldman pose une question assez simple : aurais-je agis différemment si j’avais été à la place d’un nazi, d’un nord-irlandais lors du conflit nord-irlandais ou d’une riche blanche pendant l’apartheid en Afrique du Sud ? La chanson ne cherche pas à justifier leurs actes, ou à les excuser, mais plus à les questionner et à les comprendre. Ça me fait penser à un livre très intéressant, La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt, qui met en parallèle la vraie histoire d’Adolf Hitler (romancée évidemment) et ce qui aurait pu être son histoire s'il avait été accepté aux beaux-arts. Son entourage l’avait fortement découragé dans son idée, estimant horrible d’essayer de se mettre dans la tête d’Hitler et d’imaginer ce qui aurait pu être ses pensées. Eric-Emmanuel Schmitt l’a défendu avec une phrase philosophique connue « comprendre ce n’est pas excuser ». On a trop souvent l’impression que ces événements ne peuvent pas se reproduire, mais en réalité, ils le peuvent et c’est donc d’autant plus important de comprendre comment ces gens ont pu en arriver là. C’est ce que la chanson nous invite à faire, et c’est d’autant plus pertinent sachant que Goldman est d’origine allemande, directement concerné par le nazisme, que Michael Jones est gallois donc dans le clan « ennemi » des Irlandais et que Carole Fredericks est afro-américaine est a connu la ségrégation raciale aux Etats-Unis. C’est une chanson très intéressante, qui fait réfléchir comme on dit, et c’est pourquoi elle est dans ce top 3.

     

              Tournent les violons (2002)

        Sans aucune compétition, ma préférée et de loin. Je passais ma vie à danser sur cette chanson petite. Et je pense que c’est justement pour ça que je l’appréciais petite, parce que ma mère ses musiques préférées ce n’est pas celle où on peut danser facilement comme quand la musique est bonne, je te donne, etc. Non, elle c’est les calmes, et magnifiques, balades. Mais du coup, j’adorais Tournent les violons parce que c’était celle vraiment rythmée qu’on écoutait. Je l’aime toujours autant pour son rythme, mais je l’aime d’autant plus aujourd’hui pour ses paroles. Goldman n’a plus rien à prouver en termes de narration (et plus rien à prouver de manière générale) et je trouve que cette musique illustre bien son talent pour ça. La conclusion me rend toujours aussi triste, après 500 écoutes, ce qui est un bon signe d’une certaine manière. 

     

    Trois classiques de Goldman & Cabrel

    Francis Cabrel

    Sujet bien plus compliquée que Goldman parce que pour le coup j’écoute vraiment souvent Cabrel, et la liste de ses musiques que j’aime est bien trop longue pour qu’un choix efficace soit fait. J’ai donc décidé de ne pas parler de tous les grands classiques de Petite Marie, Je t’aimais je t’aime et je t’aimerais, La corrida qui sont évidemment parmi ses meilleures, mais vous les connaissez forcément.

     

             Quelqu'un de l'intérieur (1983)

         Encore une fois comme pour Tournent les violons, j’étais contente quand une musique en peu plus endiablée passait dans la voiture. Mais celle-ci en plus d’être un peu plus rythmée me parlait beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’il parle de lui, une personne timide, même introverti que les gens ne comprennent pas forcément, ou en tout cas qui ne voient pas la richesse que renferme cette personne. Ce qui pourrait sembler triste de premier abord, mais justement, c’est une manière pour lui de dire qu’il est au-dessus de ça maintenant, « j’en ris plus souvent que j’en pleure ». Et quand j’étais petite je n’étais pas introvertie, mais j’étais vraiment timide et je trouvais ça géniale d’avoir une musique qui ne présentait pas la timidité comme un défaut ou quelque chose qu’on devrait essayer de combattre, mais qui le présentait comme une autre manière d’apprécier les choses. Pour conclure, je laisse la parole à Cabrel « Alors ils croient que je suis triste, mais si je mettais mon cœur-là juste au milieu de la piste, ils verraient des couleurs ils savent même pas qu’elles existent ». 

     

             Hors saison (1999)

         J’ai redécouvert cette musique avec le livre Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt. Le livre est divisé en quatre histoires, où on suit quatre personnages totalement différents, en 1999, année de sortie de Hors Saison. Tous à un moment de leur été vont entendre cette musique et ça va leur provoquer différentes sensations. J’aime beaucoup l’idée d’inclure une chanson dans une histoire pour voir les différentes réactions, et c’est un très bon choix puisque la mélancolie de la chanson se prête parfaitement aux personnages, je vous conseille donc vraiment ce livre. Pour revenir à la chanson, j’ai envie de dire qu’elle est magnifiquement écrite, mais en même temps je pourrais le dire de beaucoup d’autres musiques de Cabrel. Qu’est-ce qu’elle a de plus ? Je dirai que c’est la tristesse qui s’en dégage. Un des personnages du livre le fait remarquer, cette chanson fait tâche parmi les singles d’été, plein de bonne humeur. Non hors-saison a plus sa place sous la pluie d’automne où justement tu regrettes l’été. C’est une chanson extrêmement triste, mais excessivement belle, ce qui fait d’elle une de mes préférées de Cabrel. 

     

              Octobre (1995)

         Ladies and gentlemen, ma chanson préférée de Cabrel de tous les temps. Parler de trois musiques de Goldman et Cabrel c'est un peu compliqué parce que même si elles sont différentes, leur meilleure qualité, c’est la beauté de l’écriture. C’est donc un peu répétitif, mais ça doit être dit, Octobre est un texte magnifique, très imagé et rempli de décors. On retrouve une certaine mélancolie comme dans Hors-saison, mais c’est en même temps complètement différent. Là où Hors saison tombe complètement dans cette mélancolie, Octobre la voit arriver et la tient éloignée. Oui, la fin de l’été peut être triste, mais le début de l’automne peut être si beau. Petit bonus, la reprise des Enfoirés (oui je sais Goldman, Cabrel, les Enfoirés ça fait beaucoup) est vraiment belle. Je suis très rarement convaincue par les reprises de Cabrel, mais là, on retrouve la grande Mauranne et Christophe Maé apporte quelque chose d’un peu différent et le rendu est vraiment bien.

     

     

    Et vous quelles sont vont chansons préférées de ces deux artistes? Et surtout quels sont vos classiques de la chanson française?

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  • Commentaires

    1
    Charlotte Merlin
    Lundi 7 Janvier à 04:34

    Je trouve ton article vraiment intéressant, car j’y ai découvert de nouvelles choses. Je ne connaissais pas le titre « Tournent les violons » de Goldman et je compte l’écouter durant mon temps libre. 

      • Mardi 8 Janvier à 21:29

        Tu me diras ce que tu en as pensé! 

    2
    Charlotte Merlin
    Vendredi 11 Janvier à 14:44

    Alors, j'ai eu l'occasion d'écouter la chanson et j'ai été émerveillée ! La mélodie et les paroles étaient un plaisir pour mes oreilles smile
    C'était merveilleux :)

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