• Bilan culturel | Janvier 2019

          J’ai décidé de me lancer dans les bilans culturels à chaque fin de mois pour pouvoir partager et garder une trace de ce que j’ai « consommé » dans le mois, mais qui n’est pas sujet à un article entier (soit parce que déjà très connu, soit parce que je n’ai pas grande chose à dire dessus à part, « c’est fantastique »). Je vais principalement parler séries/films/musiques/livres. Ce mois-ci j’ai aussi beaucoup écouté de podcasts, mais un article entièrement consacré à ce sujet arrive la semaine prochaine ! 

     

    Séries

    Peaky Blinders | Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire | Bodyguard

    Bilan culturel | Janvier 2019      Commençons par les séries parce que c’est ce que je consomme le plus (même si une de mes bonnes résolutions est de me concentrer plus sur les films). En plus des séries qui sont en cours, j’ai donc commencé/finit trois séries. Dans l’ordre chronologique, j’ai enfin commencé Peaky Blinders ! Avec Padfoot, nous avons regardé la saison 1 et je dois dire que je suis assez mitigé. J’adore l’ambiance de la série, l’esthétique, l’humour, être plongé au milieu de trois groupes « dissidents » (communistes, IRA, gangsters). Vraiment, les premiers épisodes m’ont bluffé. Mais un énorme problème se pose pour moi, le personnage de Grace. Le surjeu de l’actrice, les phrases niaises au possible, le fait que le personnage ne se fonde pas dans le décor des années 20, tout ça me sort de l’histoire et rend la crédibilité très bancale surtout qu’on voit l’histoire d’amour arrivé à 10 000 km et qu’elle va trop rapidement, du coup au final même Tommy qui est un bon personnage de base finit par tomber dans cette écriture peu crédible. Du coup même si j’aime beaucoup l’univers et les ¾ des personnages, cette histoire d’amour qui prend en plus beaucoup de place ne me donne pas envie de foncer sur la saison 2. 

          Sur une note beaucoup plus joyeuse, j’ai vu la dernière et ultime saison des orphelins Baudelaire, et je l’ai adoré ! C’est pour moi la meilleure saison de la série, on peut enfin vraiment admirer l’évolution des personnages et sortir du schéma instauré dans les deux premières saisons. J’avais un peu peur pour la fin parce que je savais que les livres ne répondaient pas à la plupart des questions posées et qu’ils n’offraient pas une fin fermée. La série rattrape un peu ça et si la fin n’est pas totalement satisfaisante en même temps, je me dis qu’il n’y avait aucun moyen d’offrir une fin complètement satisfaisante. En revanche, la fin du personnage du comte Olaf est juste fantastique, ils sont pris pleins d’éléments qui sont clichés, vu et revu, et pourtant, c’est tellement bien fait qu’on y croit. Cette série est vraiment fantastique foncez.

          Pour finir, j’ai regardé la saison 1 de bodyguard et je suis très mitigé. Il y a pleins de choses qui me dérangent dans cette série. Premièrement ça, c’est très personnel, mais j’ai vraiment du mal quand des séries/films traitent du terrorisme actuel. Je savais que ça allait parler de ça et j’ai quand même décidé de regarder la série donc ce n’est pas la faute de la série, mais Bilan culturel | Janvier 2019ça a déjà instauré un petit sentiment de malaise. Ensuite la série dans l’épisode 1 introduit pleins de sujets auxquels elle ne donne absolument pas de suite. Mais le pire, le pire du pire, c’est l’introduction d’une histoire d’amour. Comme Peaky Blinders, pourquoi toujours vouloir mettre des histoires d’amour ? Surtout si elles sont aussi mal faites. Tout se passe en deux épisodes, on passe d’une relation vachement distante froide à une relation très intime, très personnelle, c’est n’importe quoi. Le personnage principal semble oublier tous ces désirs de revanche et toute sa haine, ce n’est absolument pas crédible. Mais. Le dernier épisode du début à la fin est génial. Les deux révélations de fin m’ont laissé sur les fesses. Je ne m’y attendais absolument pas et je trouve que la série fait vraiment un coup de génie en ce qui concerne qui a créé les bombes. Cet épisode fait prendre un autre tournant à la série et bien que ça n’efface pas tous ses défauts, je vous la recommanderais quand même. 

     

    Livres

    Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb | Frankenstein, Mary Shelley

    Bilan culturel | Janvier 2019      J’ai passé les ¾ du mois sur les routes d’Irlande et d’Irlande du Nord, et j’ai fait l’erreur stupide de ne prendre qu’un livre avec moi. Ce qui fait que je n’ai lu que deux livres, mais c'est déjà ça!. Le premier livre est l’odeur de l’assassin d’Amélie Nothomb. J’adore cette autrice, je vous ai d’ailleurs déjà parlé de son livre frappe toi le cœur, qui était un véritable coup de cœur pour le coup. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour ce livre-là. L’odeur de l’assassin, c’est l’histoire d’un auteur très connu complètement misanthrope, qui vit reclus chez lui et qui ne donne jamais d’interview. Mais en apprenant qu’il est condamné à mourir dans quelques mois, il accepte d’ouvrir ses portes aux journalistes. 5 chapitres pour 5 interviews. Les trois premiers chapitres m’ont convaincu, Amélie Nothomb se lance dans un exercice de style en basant la quasi-totalité de son livre sur des dialogues. Les trois premiers chapitres sont fluides, on déteste cet auteur, mais on ne peut s’empêcher d’admirer son esprit et sa malice. Malheureusement, la suite du livre échoue à suivre ce bon début. Les dialogues deviennent plus lourds, l’auteur de plus en plus détestable, mais surtout tout l’aspect finesse d’esprit disparaît et laisse place à des discours que votre oncle Gégé pourrait avoir aux repas de famille. Alors ça peut être un choix de l’autrice, au fur et à mesure, on découvre qui il est vraiment, un être assez pathétique, complètement fou. Et je dis pourquoi pas, mais la fin ne va pas dans ce sens, au contraire pour moi, elle finit par donner raison à l’auteur d’une certaine manière, ce qui m’a énormément dérangé. Ce n’est pas un mauvais livre, mais pour moi Nothomb a trop privilégie la forme en voulant absolument donné à ses dialogues un côté très intellectuel (qui donne pour le coup à la fin un côté très hautain et très, on parle pour ne parler pas pour dire des choses) et a délaissé le fond. 

          Le deuxième livre, que j'ai fini ce matin même, est Frankenstein de Mary Shelley. Grand classique, il fait parti des histoires qu'on connaît sans vraiment connaître. J'ai été donc très surprise par le récit et la tournure des événements. Le livre mélange les récits entre celui du marin qui récupère Frankenstein, celui de Frankenstein et celui de sa créature. Le début de la lecture a été un peu rude parce qu'on suit le personnage de Frankenstein qui au début me sortait par les yeux et que je trouvais très ennuyeux, mais à partir du moment où la "créature" commence son récit, j'ai vraiment eu du mal à lâcher l'histoire. C'est passionnant, ça résonne avec pleins de questions et de débats sur les limites de la science, mais aussi qu'est ce qu'être humain ? Et on enchaîne avec la descente aux enfers de Frankenstein qui rend le personnage beaucoup plus attachant et humain. Une de ses dernières tirades qu'il adresse aux marins sur le courage est un des meilleurs passages du livre pour moi. Alors oui, j'ai trouvé plusieurs défauts au livre, ce début très long, une créature qui parvient à maîtriser un niveau de langue assez fantastique ce qui n'est pas très réaliste et un retournement trop rapide et trop peu expliqué de Frankenstein au moment où il finit son œuvre. Mais tout cela n'altère pas à la grandeur de ce livre, que je vous conseille de lire en VO si vous le pouvez, pour apprécier le talent de Mary Shelley. 

     

    Musiques

    Jeanine, Lomepal | Musiques de pub Irlandaises

          Le mBilan culturel | Janvier 2019ois dernier, j’avais commencé le nouvel album de Lomepal et je n’avais pas été convaincue. Je l’ai réécouté ce mois-ci avec Padfoot et au final, je l’aime vraiment bien. J’admets que j’ai pu être influencé à la première écoute par le fait que je n’aime pas beaucoup le personnage de Lomepal, mais que puis-je dire, j’adore sa musique. Je ne vais pas m’étaler dessus parce que je n’ai pas grande chose à dire excepté qu'il y a une diversité assez impressionnante de tonalité, il mélange bien rap et chant, hormis quelques phases un peu étranges la plupart de ses musiques relèvent de la poésie. Bref un très bon album. J’ai surtout vraiment beaucoup aimé le vrai moi, trop beau et c’est beau la folie ! 

          Ensuite, mes parents, mon oncle et ma tante sont venus me voir 10 jours en Irlande, avec une idée en tête : écouter de la musique traditionnelle dans des pubs. En 10 jours, j’ai écouté plus de musiques traditionnelles qu’en 4 mois ici. Et je dois dire que oui, ce sont des musiques parfaites pour les pubs pour que tout le monde reprenne les refrains en chœur, mais elles s’écoutent parfaitement en dehors des pubs ! Mes préférées ne sont pas du tout originales, mais je vous les partage quand même parce que concrètement avant de venir en Irlande, les seules musiques irlandaises que je connaissais, c’étaient celles des Pogues ! Donc il y a Tell Me Ma, des Sham Rock ; Whiskey in the jar de the Dubliners et ma préférée de toutes Galway Girl de The Kilkennys.

     

    Films

    Les mondes de Ralph |Shining | Whiplash | Million Dollar Baby | Les Suffragettes | Imitation Game | Sleepy Hollow | Citizen Kane

    Bilan culturel | Janvier 2019      Ce mois-ci avec Padfoot, on a profité d’être ensemble pour rattraper des classiques, j’ai aussi commencé une soirée film hebdomadaire et j’ai pris deux classes axées sur le cinéma, ce qui fait que j’ai regardé beaucoup plus de films qu’à mon habitude ! Je vais donc essayer d’aller à l’essentiel pour ne pas faire durer l’article trop longtemps ! Au cas où vous ne teniez pas toute cette partie, je vais commencer par le film qui pour moi doit absolument être vu, Imitation Game. Déjà, c’est un biopic, donc forcément, il a une place spéciale dans mon cœur. Le film est intéressant, beau mais plus important encore il est important. Je meurs d'envie de vous raconter l'histoire d'Alan Turing, parce que son nom doit être connu. Il a aidé considérablement le monde et est mort dans l'ignorance la plus totale. La reine Elizabeth II la gracié, c'est cool mais ça ne suffit pas, maintenant il faut porter son nom.

          Pour reprendre un ordre chronologique, j’ai commencé avec les mondes de Ralph, dont je n’avais jamais entendu parler et que j’ai beaucoup aimé. Des références à la pop-culture, aux révélations qui m’ont pour le coup surprise (chose assez rare dans des dessins animés), à l’esthétisme travaillée des différents mondes, je trouve très peu à redire à ce film. J’ai surtout beaucoup aimé Philippe, qui est assez ridiculisé dans sa figure de héros, mais c’est ce qui le rend très attachant ! J’ai ensuite vu les suffragettes, qui m’a aussi beaucoup plus. D’un point de vue esthétique, on est loin des classiques qui vont suivre, mais en termes d’histoire, il vaut vraiment le coup. Même pour moi qui connaissais déjà assez bien le mouvement des suffragettes, le film arrive à nous plonger au cœur de la lutte. Le choix de suivre une militante lambda et non pas la leader du mouvement est assez judicieuse puisque ce sont des femmes comme elles, qui ont tout abandonné pour la lutte, qui ont réellement permis la victoire. 

          Je rassemble Shining, Whiplash et Million Dollar Baby ensemble parce que je les ai vus dans la foulée et j’ai un avis assez similaire pour ces trois films. Des classiques, et je comprends pourquoi parce que je les ai trouvés honnêtement sans défauts. J’ai eu du mal à les départager pour choisir mon préféré, mais j’ai réussi ! Cinématographiquement parlant, j’ai conscience que le « meilleur » (une notion très superficielle en soit.) est Shining. Pour toute l’innovation qu’il présentait à l’époque de sa sortie, pour l’impact qu’il a eu sur le monde du cinéma, pour le travail sur les décors et les jeux d’acteurs. Et au-delà de cette considération place dans le cinéma, j’ai réellement été très surprise d’autant aimé ce film. Je m’attendais à un film d’horreur, mais ça va bien au-delà de ça (je vous mets ici le lien d’un article très intéressant sur une des centaines de théories sur ce film.). Shining est donc le meilleur, mais ce n’est pas mon préféré. Million Dollar Baby est aussi exceptionnel encore une fois pour le jeu d’acteurs, pour le développement de la relation coach sportif, mais surtout pour cette volonté de « faire quelque chose de sa vie ». Mais contrairement aux autres il y a quand même quelque chose qui me gêne dans ce film, et c’est le rôle de Morgan Freeman. L’acteur est fantastique, bien évidemment, mais comme dans tant de films, il joue l’homme sage qui conte l’histoire en voix off. Je n’ai pas arrêté de me faire la réflexion devant le film, surtout au moment où on le voit sortir de la pénombre dans un couloir, où il observait tout ce qui se passait. Ce passage n’est simplement pas crédible. Il ne reste plus qu’un film, mon préféré, Whiplash. Je ne vais pas m'attarder dessus parce que concrètement, je n'ai que des éloges à faire sur ce film. On a beaucoup salué la performance de J.K Simmons, mais personnellement j'aimerais m'arrêter sur celle de Miles Teller qui est assez extraordinaire, arrivant à nous plonger dans des longues scènes de batterie qui pour un non-fan pourrait sembler une éternité. Le voir dans ce genre de rôle ça change, et ça fait plaisir. Le sujet du film est très bien traité, c'est quelque chose qu'on entend souvent le "il me pousse, mais c'est pour mon bien" et ici on voit tous les dessous néfastes et malsains de cette logique. J'ai vu certains avis disant que la fin renversée cette "morale", pour moi ce n'est pas le cas (je ne vais pas développer ici parce que ça serait totalement spoiler) la fin s'inscrit dans le développement du personnage de Miles Teller et de son émancipation artistique. Whiplash s'inscrit dans mes films préférés de tous les temps, donc si vous ne l'avez toujours pas vu, qu'attendez vous ?

          Je n’ai malheureusement pas beaucoup aimé Sleepy Hollow. L’esthétique de Burton sauve le film avec deBilan culturel | Janvier 2019s scènes plus que magnifiques (je pense surtout à celle où la mère du personnage principal danse et vole.) mais le trop-plein de niaiserie, qui est sûrement un choix, m’a complètement laissé en dehors du film et m’a fait beaucoup trop de fois rire. J’ai aimé la révélation finale, mais encore une fois ça n’a pas suffit à sauver le film. Pour finir, j’ai vu Citizen Kane et je suis très mitigé sur ce classique. Effectivement, pour l’époque (1943) la technique est folle, il y a pleins de plans magnifiques que j’ai hâte d’étudier en cours. Personnellement j’adore les flash-back et le film en est remplie donc j’étais comblé, le personnage de Kane est très complexe et c’est passionnant de passer au travers de ses différentes relations pour le comprendre. La scène finale révélant ce que signifie Rose Buttom m’a conquise, mais il aurait fallu couper une demi-heure au film pour qu’il soit vraiment bien. C’est un peu triste à dire parce que l’histoire est vraiment bien construite, mais c’est long, très long, trop long. On peut facilement déconnecter et perdre tout intérêt pour l’histoire. 

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  • Commentaires

    1
    Samedi 9 Février à 21:44

    Ton expérience de la musique avec Jeanine me rappelle une anecdote: a force de voir/entendre les gens venter (beaucoup trop) les mérites de Stromaë, j'en est été saoulé. Surtout qu'en général c'était écouté par les personnes qui vantaient autant les "talents" de maître gims. @-@ Donc je me suis dit "non merci j'écoute pas ça, j'ai pas envie de m'abrutir devant du rap débile". J'ai été bête puisque bien plus tard j'ai écouté sérieusement et analysé les paroles, et j'ai beaucoup aimé! La musique est entraînante, les choix de Stromaë intéressants... bref.

    Il ne faut vraiment pas se fier à ce qu'on vois/ce qu'on entend partout autour, et si sur le moment on a pas le coeur à écouter/visionner quelque chose, il ne faut pas se forcer. Il vaut mieux attendre de pouvoir y revenir plus tard en étant dans un meilleur état d'esprit, pour être plus objectif! :)

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