• Bonjour à tous ! Après deux mois d’absence, je reviens pour deux articles finaux. Après quatre ans à écrire (plus ou moins régulièrement) sur ce blog, j’ai décidé d’arrêter. Je n’arrête pas complètement mon activité, puisque je continuerai à vous partager mes derniers coups de cœur culturels sur l’Instagram du blog (que je vous invite tous à suivre) mais je ne le ferai plus sous format article. Je voulais finir mon aventure sur A Cheering Mess avec un condensé de mes bilans cultures d’avril et de mai. J’ai divisé l’article en deux catégories : les films/séries/livres que j’ai apprécié et ceux qui ont été un véritable coup de cœur (je posterai cette deuxième catégorie la semaine prochaine.). J’ai décidé de laisser de côté les « flops » soit parce qu’il n’y avait pas grande chose à dire, soit parce que l’internet a déjà expliqué tout ce qui n’allait pas (cc la dernière saison de Game Of Thrones). Plus de blabla, parlons films, séries et livres.

     

    | Films |

    Time Lapse, de Bradley King (2014) | Disponible sur Netflix

    Soyons honnête, je ne m’attendais pas à grand chef d’œuvre en regardant ce film, je cherchai juste quelque chose de sympa à regarder entre amis pas prise de tête. Le film a frôlé le flop tout simplement, car il est très difficile de traiter la question des voyages dans le temps et du continuum espace/temps sans tomber dans les facilités et l’incohérence. On n’y échappe pas ici où la trame scénaristique est assez illogique et les personnages très peu creusés. Cependant, la révélation finale, le plot twist est pour moi très bon. Je ne m’y attendais pas du tout et ça apporte un peu plus de sens au film et à ses personnages. Vous ne raterez rien en ne le regardant pas, mais il peut être très sympa à regarder.

     

     5Bilan Cuturel Avril & Mai #100 days of summer, de Marc Webb (2009)

    Encore un film qui n’est pas un "must watch" mais qui reste très sympa à voir. Le format est très original, le film fait des aller-retour dans ces 500 jours pour exposer l’évolution et les différentes phases de la relation ce qui change d’une romance classique, même si le film pousse un peu trop ces allés retours à mon goût. L’histoire en elle-même est aussi assez original pour moi parce qu’on est loin des grandes épopées romantiques, personnellement j’ai très peu cru à leur histoire, elle m’a très peu fait rêver, mais c’est là tout l’intérêt du film. Le narrateur le dit dès le début ce n’est pas un film sur une histoire d’amour, et si d’une certaine manière ça l’est, mais c’est surtout un film sur le fait que toutes les histoires d’amours ne sont pas des histoires d’amours avec un grand A. J’ai particulièrement aimé la dernière scène du film qui apporte cette dimension-là. 
     

     

     The perfection, de Richard Shepard (2018) | Disponible sur Netflix

    Tout récemment sorti sur Netflix, vous en avez probablement entendu parler. Déjà, je salue la performance d’Allison Williams qui est comme toujours impressionnante, et de Logan Browning que je savais bonne actrice mais que je n’attendais pas dans ce registre et qui se montre complètement à la hauteur d’Allison. J’ai vraiment énormément aimé la première partie du film qui est pleine de tension, où on est vraiment à fond dans l’histoire. La deuxième partie perd un peu de rythme, je me suis moins sentie investi. Et surtout, j’ai trouvé la violence un peu gratuite et pas très finement emmené (à mon goût, il devrait largement avoir un warning violence sexuelle parce qu’une scène en particulier est très violente). Le film reste super, l’image de fin est splendide, mais ce rythme inégal et cette violence m’a gêné alors que pourtant, j’ai l’habitude des films violents. 

     

    White Ribbon, de Michael Haneke (2009) Bilan Cuturel Avril & Mai #1

    C’est le dernier film que j’ai dû regarder pour mon cours portant sur les films historiques puisque c’est le film sur lequel j’ai fait mon dossier final. J’ai beaucoup aimé White Ribbon, il pose des questions très intéressantes sur l’origine de la violence, sur l’effet de groupe, sur la responsabilité des personnes qui font les autruches face aux atrocités qui se déroulent devant eux, bref plein d’aspects très intéressants. J’ai beaucoup aimé l’esthétique, le parti-pris de tourner en noir et blanc, l’austérité qu’on retrouve pas mal dans les œuvres allemands. Ce film pour moi pourrait presque être un coup de cœur, mais je pense que c’est beaucoup dû au fait que j’ai étudié sa résonnance historique, ce qui m’a vraiment permit d’apprécier toutes les questions qu’il soulève. Du coup, je ne peux pas vous garantir qu’en simple visionnage, il vous plaira, mais je vous invite fortement à creuser le scénario et à lire entre les lignes.

     

    Matrix, de Lana Wachowski et Lilly Wachowski (1999) | Disponible sur Netflix

    J’ai enfin vu ce classique du cinéma, ce qui fût un véritable plaisir parce que mes amis y font souvent référence et que je peux enfin comprendre ces références ! Je comprends totalement pourquoi ils aiment autant ce film, c’est une illustration parfaite de la science-fiction avec tout ce qu’on peut en attendre (autant sur les effets spéciaux que sur les questions morales qui sont soulevés par les technologies) et c’est très bien mené. Forcément, à l’heure actuelle, on a vu et revu ces schémas : le héros qui éprouve des difficultés à accepter son destin, le mentor au destin tragique, l’histoire d’amour un peu bateau pour rajouter du drama. Mais c’est très intéressant de voir un des films qui a participé à rendre ces schémas classiques. Le film a un peu vieilli, mais j’ai vu largement pire en termes d’effets spéciaux. Matrix est donc pour moi un « must watch » pour le coup, en revanche, je ne pense pas regarder les suivants parce qu’il se suffit à lui-même.  

     

     Bilan Cuturel Avril & Mai #1Birdman, de Alejandro Gonzalez Inarritu (2014) | Disponible sur Netflix

    Encore une fois, on a un film qui a frôlé les coups de cœur. La réalisation est folle, cette impression de plan-séquence sans fin est juste impressionnante ainsi que le travail des couleurs. Les acteurs incarnent vraiment à 100 % leurs personnages, on est avec eux dans la réalisation de cette pièce, on y croit (shoutout pour Edward Norton qui est parfait dans ce rôle de connard fini). Le thème a déjà été vu oui, mais pour moi, il ne perd jamais de son intérêt parce qu’il ne cesse d’être actuel. Pour moi ça aurait pu être un sans-faute, si on enlevait les dernières scènes. Et pour le coup, c’est vraiment très personnel, mais j’aurais aimé que le film s’arrête à la première de la pièce. Le thème a déjà été vu oui, mais pour moi, il ne perd jamais de son intérêt parce qu’il ne cesse d’être actuel. Les dernières scènes ne sont pas mauvaises, et de manière générale, j’aime bien les fins ouvertes, mais pour ce film-là un cliffhanger si tragique me semblait plus pertinent qu’une fin ouverte qui en plus ne fait pas grand sens pour moi. Malgré ça, le film est disponible sur Netflix, foncez.

     

     

    | Séries |

    Grace & Frankie, 5 saisons, épisodes de 30 minutes | Netflix

    Je venais de finir une mini-série comique fantastique (dont je vous parlerai la semaine prochaine) et j’avais envie de continuer sur cette lancée, j’ai donc regardé la saison 1 de Grace & Frankie. Cette série ça fait des années que j’en entends parler, elle ne m’a jamais vraiment intéressé, mais avec la nouvelle saison il y a eu une nouvelle vague de compliments et je me suis dit pourquoi pas. Si certains films et certaines séries ont de peu manqué au top, celle-ci a de peu échappé au flop. On retrouve des schémas très classiques de série comique, avec des personnages très caricaturé, des blagues vues et revues et un rythme assez irrégulier. Les personnages de Grace et de Brianna font que ce n’est pas un flop pour moi et que j’ai quand même passé un bon moment devant la série parce que bien que caricaturale, elles sont hilarantes. La série n’est donc pas mauvaise, mais très classique et je pense que sur le marché des séries comiques, on trouve bien mieux aujourd’hui. Les saisons suivantes sont peut-être mieux, mais je ne sais pas si je les regarderai. 
     

    Alta Mar, 1 saison, épisodes de 45 minutes | NetflixBilan Cuturel Avril & Mai #1

    Je ne suis pas une très grande fan de ce qu’on appelle des « soap », des histoires mélodramatique toujours plus tiré par les cheveux. Mais quand cette série est sortie sur Netflix j’avais vraiment envie de voir une série espagnole et la promotion qui vantait la série dans l’esprit d’Agatha Christie m’a convaincu ! Mon avis général est plutôt positif, j’ai beaucoup aimé le personnage de Alejandra Onieva, drama queen au possible, mais qui a un côté très rafraîchissant. les deux personnes principales (Eva et Nicolas) n’ont aucune profondeur, et les dialogues sont assez faibles et extrêmement niais ce qui m’a personnellement sorti de l’ambiance à plusieurs reprises parce que pour le coup, c’était impossible de ne pas rire. L’ambiance du bateau est parfaitement mise en place, les costumes et les décors (si on oublie les fonds verts) permettent vraiment une immersion complète. Deux gros problèmes selon moi : les deux personnes principales (Eva et Nicolas) n’ont aucune profondeur, et les dialogues sont assez faibles et extrêmement niais ce qui m’a personnellement sorti de l’ambiance à plusieurs reprises parce que pour le coup, c’était impossible de ne pas rire. Ce n’est pas ce qui se fait de mieux en termes de série, mais c’est toujours agréable à regarder. 

     

    Dead To Me, 1 saison, épisodes de 30 minutes | Netflix

    Encore une fois Dead To Me loupe de très peu la catégorie top, parce qu’elle est réellement superbe. Les images sont belles, le rythme est bien mené et surtout le duo Jen et Judy est fantastique. Les actrices incarnent à la perfection leurs personnages et l’humour de Jen est clairement le bijou de cette série. On passe un bon moment devant la série, elle traite vraiment bien des questions de culpabilité, de deuil, de relation toxique, de conflits conjugaux, etc. Mais déjà un point vraiment négatif pour moi, c’est que les scénaristes ont abusés sur les phrases à double sens. Sans spoilers, Jen va dire quelque chose qui va avoir une double résonnance pour Judy et on va avoir un gros plan sur sa tête en pls et ça plusieurs fois par épisode, c’est juste trop vraiment. Et l’autre point négatif, c’est le final, je ne comprends pas trop ce choix, qu’est ce qu’il veut dire par rapport à ce qu’a fait Judy et par rapport au message de la série aussi. Du coup, je suis très dubitative, j’attends de voir la suite, mais pour l’instant, je reste sur ma faim.

     

     

    Bilan Cuturel Avril & Mai #1A Million Little Things, 1 saison, épisodes de 45 minutes | ABC

    Cette série a été vendue comme la petite sœur de This Is Us (que j’adore, dont on reparlera la semaine prochaine) et je pense que cette comparaison lui dessert plus qu’autre chose. En effet même si on est sur une idée similaire, à savoir des liens forts entre des personnes (famille pour This Is Us, amis pour A Million Little Things) qui sont mis à mal par les événements de la vie, la série peine à égaler sa grande sœur en termes d’émotions et d’implication. Attention j’ai beaucoup aimé cette saison, on a des personnages très forts (Katherine le sang, Maggie, Gary), plusieurs thèmes très importants sont abordés de manière assez fraîche et ce groupe d’amis marche à l’écran, on y croit, et ils nous offrent des scènes immensément belles. Mais y a vraiment beaucoup de drama, d’actions qui sont beaucoup trop grosses pour être réaliste et des petites maladresses qui faussent un peu les messages de la série pour moi. On est loin du niveau de This Is Us pour moi, mais malgré tout reste une bonne première saison qui a le mérite de mettre en lumière des sujets très importants.

     

    | Livres |

     I see you, de Gregg Harwitz (389 pages)

    Je n’ai qu’un livre à vous présenter parce que j’ai très peu lu ces deux derniers mois et que toutes mes autres lectures se trouvent dans la catégorie top. Je n’ai pas grande chose à dire sur ce livre, je l’ai pris un peu au hasard dans un vide-grenier, je n’en attendais pas grande chose et ce fut une lecture agréable sans plus. Pour faire un rapide résumé, un célèbre auteur de livre policier se réveille à l’hôpital avec une amnésie partielle et apprend qu’il est accusé du meurtre de son ex compagne. Jugé coupable mais non responsable, il est relâché et décide de retrouver le vrai meurtrier qui le surveille. Le narrateur est assez insupportable, il y a des passages qui n’apportent absolument rien et comme on sait dès le début que ce n’est pas lui, toute l’intrigue autour de lui qui doute de lui-même ne marche pas vraiment, parce que pour le coup nous, on ne doute pas. Mais ça reste une lecture très fluide, facile à lire, l’enquête est bien construite et j’ai été très surprise par le dénouement final ce qui pour moi est très important, je n’aime pas du tout quand on devine facilement le meurtrier. 

     

    Et voilà mon avant dernier article, on se retrouve la semaine prochaine pour le meilleur du bilan culturel d’avril et de mai !

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  •  ‘I’ve been absolutely terrified every moment of my life – and I’ve never let it keep me from doing a single thing I wanted to do.’ - Georgia O'Keeffe

            On se retrouve aujourd'hui pour la troisième édition d'une catégorie que j'adore, les portraits de femmes d'histoire. Je pense vous faire prochainement un article sur toutes mes sources (chaines youtubes, livres, sites, instagram etc.) que je suis et où j'apprends la vie de toutes ces femmes, comme ça, ça vous fera encore plus de portraits de femmes. Après deux éditions sur des reines, guerrières, leader militaire aujourd'hui, on change complètement de registres avec des artistes. On n'est pas complètement dans les femmes du commun que je vous ai promis, et qui viendra ! J'ai choisi de vous parler d'artistes parce qu'encore une fois pour dix peintres hommes, on connaît une peintre femme (à savoir très souvent Frida Khalo). Je vais donc vous parler de deux femmes qui ont eu un franc succès, mais dont on entend peu parler (personnellement, je ne les connaissais pas du tout) et d'une femme dont le talent a été mis au placard, en faveur de son frère que vous connaissez tous.

     

    Georgia O’Keeffe | Etatsunienne (1887-1986)Portraits de femmes d'Histoire #3

          O’Keeffe a passé la plus grande partie de son énergie à essayer de trouver un moyen d’exprimer ses idées au travers de sa peinture. Elle commence avec une série de tableaux abstraits au fusain. C’est une des premières fois qu’un•e artistes étatsunien•ne•s créer un tableau abstrait. O’Keeffe peignait presque exclusivement les fleurs, les os d’animaux et les paysages qui entouraient son studio. Evitant de tomber dans les tendances du moment, O’Keeffe développe son propre style, un mélange d’abstrait et de pictural traditionnel. Elle devient rapidement une des artistes les plus importantes des Etats-Unis. Leader d’un nouveau mouvement, le modernisme Américan, mais aussi la femme de ce dernier. En 1946, le musée d’art moderne de New-York lui consacre une exposition entière, c’est la première fois qu’ils le font pour une femme. Son œuvre était complètement différente des autres, elle illustrait avec ses tableaux sa vision du monde.

     

    Portraits de femmes d'Histoire #3Nannerl Mozard | Autrichienne (1751-1821)

          Avec son frère Leopold, elle commence à montrer très vite son talent pour le clavecin. Leur père les emmène dans plusieurs grandes villes d’Europe pour qu’ils se produisent en concert. Elle compose également, mais son père le lui interdit, car une femme ne peut devenir compositrice. Elle compose également, mais son père le lui interdit, car une femme ne peut devenir compositrice. La collaboration avec son frère n’est pas très claire, mais il est très probable que certaines des compositions de Leopold soit en réalité celles de sa sœur. Lorsqu’elle atteint l’âge de se marier, son père cesse de l’emmener en tournée. Il refuse de la laisser étudier le violon et l’oblige à donner des cours de piano pour financer la tournée de son frère en Italie. Elle sombre alors en dépression. Son père contrôle sa vie, du choix de son époux jusqu’à enlever son premier enfant pour l’élever lui-même.

     

    Kenojuak Ashevak | Inuite Canadienne (1927-2013)Portraits de femmes d'Histoire #3

          A son époque, le statut des Inuits est sujet à débat au Canada, le gouvernement n’arrivant pas à trancher sur leur citoyenneté. Les Inuits sont souvent forcés à la sédentarisation et à l’assimilation culturelle. Kenojuak tient de sa grand-mère une pratique des travaux manuels notamment la réalisation de vêtements. Sa carrière artistique commence de manière inattendue en 1950 quand une infirmière de la santé publique détecte chez elle la tuberculose. Elle est alors envoyée contre son grès dans un hôpital de Quebec où elle sera gardée trois ans. Elle y fera la rencontre de Harold Pfeiffer, qui avait pour mission d’enseigner l’art aux patients pour les distraire mais aussi pour qu’ils aient une source de revenue. Quand elle rentre chez elle, Kenojuak étend son art (de la vente de poupées, à la sculpture en passant par le dessin). Kenojuak expérimente tous les outils qu’elle peut se procurer, elle développe vite un style très personnel et reconnaissable qui lui vaudra un franc succès : elle fera l’objet d’un reportage par l’Office national du film du Canada, plusieurs de ses gravures et dessins seront placés sur des timbres, elle sera élue membre de l’Académie royale des arts au Canada et lauréate du Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques. Kenojuak est probablement la plus connue des artistes inuits.  

     

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  •       Je reviens après une petite semaine d’absence pour remplir de nouveau votre feed insta avec trois talentueux artistes (ma première sélection dans cet article, et celle de Padfoot dans celui-ci).N'hésitez pas à me partager vos coup de coeur, après tout, tant qu'a passer 100 ans sur insta autant le faire pour des artistes que pour une énième vidéo inutile.

     

    Comptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | Prongs

     Petunia.byisatg

          Vous le savez si vous avez lu mon premier article, j’adore suivre des artistes qui s’inspirent de leur vie quotidienne pour faire des minis comics. C’est ce que fait Petunia en transcrivant ses aventures quotidiennes, des thèmes sont récurrents comme son amour pour le café, sa haine pour l’hiver et son stress. Le style est assez minimaliste, son personnage est adorable et le fait qu’elle représente des situations communes rend la projection très facile et l’humour très efficace. Je suis personnellement très fan de ses dessins sur ses conversations avec son cerveau, qui sont très réalistes pour moi.

     

     

    Comptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | Prongs

     Artbycheyne

          On part dans un style totalement différent avec Cheyne. Cheyne se base sur les épisodes de Ru Paul Drag Race pour faire des dessins imitations couverture de comics. Il utilise les tenues des défilés et les histoires de la semaine pour créer une histoire de super-héros suggéré seulement par la couverture (il a spécifié qu’il ne développerait pas les couvertures en véritables comics, que c’était à nous d’en imager l’histoire). Actuellement, il fait un dessin par semaine pour la saison 11 (avant ça, il le faisait pour All Star 4) mais il fait aussi des dessins reliés à d’autres saisons (encore plus en ce moment, parce qu’il prend des commandes pour la Drag Con). Il est super créatif, c’est super intéressant de voir chaque semaine ce qu’il va faire du nouvel épisode. Il a un style bien a lui et il expérimente toujours de nouvelles choses, chaque dessin est un plaisir.

     

    Comptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | ProngsComptes insta coup de coeur #2 | Prongs

    Fran_krause | Deep Dark Fear

         Le style de dessin est très particulier et honnêtement, ce n’est pas forcément mon style, mais il colle parfaitement avec le thème. Fran Krause a un site où les gens peuvent lui envoyer leurs peurs, qu’il va par la suite mettre en dessin. Il y a toutes sortes de peur, on se retrouve dans certaines et on se demande comment d’autres, on put avoir ces peurs. Certaines sont vraiment effrayantes et d’autres sont justes drôles. Le concept est génial, super addictif et original. Ce que j’en retiens de manière générale, c’est n’inventez pas des histoires aux enfants pour les forcer à faire quelque chose (dormir, manger, brosser les dents) parce que ça peut vite tourner en véritable peur.

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  •       On se retrouve pour le bilan culturel de Mars. Je sais que ces articles peuvent être assez long je vous encourage donc à sauter à la partie qui vous intéresse le plus si vous n'avez pas la foi de tout lire! En terme de musiques je n'ai pas vraiment écouté d'album alors je vous met juste ici les musiques qui ont bercé mon mois : Brother de  Kodaline; High Hopes de Panic at the Disco!; Trees de Twenty One Pilots; Ain’t gonna die tonight de Macklemore & Eric Nally; Auto-Dance de Disiz; California Friends de The regrettes.

    Séries

    Shameless (S9) | Peaky Blinders (S2) | Harlots (S2) | Mindhunter

    Bilan culturel | Mars 2019

          Ce mois-ci, je n’ai commencé qu’une seule nouvelle série, parce que j’avais beaucoup de séries en cours de difusion et parce que je voulais d’abord finir d’autres séries. Donc, pour faire un point sur les saisons, j’ai regardé la saison 9 de Shameless. Shameless est une de mes séries préférées de tous les temps, mais il faut dire qu’on a un peu perdu l’intensité et l’investissement des premières saisons. Ce que je reproche principalement aux dernières saisons, c'est des intrigues qui partent dans tous les sens, qui s’éternisent et qui ont peu d’intérêt (Ian Jesus Gay si vous voyez ce que je veux dire). Dans cette saison on retrouve un peu ça avec Lip, mais hormis ça, je trouve que c’est une très bonne saison. Debbie (que beaucoup déteste mais que j’adore) a une évolution super intéressante, comme Carl et c’est très plaisant à regarder. Mais la saison 9, c’était surtout la dernière saison d’Emmy Rossum (Fiona) et si les intrigues autour de Fiona n’ont pas toujours été splendides, le jeu d’Emmy Rossum l’a toujours été. Elle va beaucoup manquer à la série, je pense que le final de la saison 9 aurait pu se suffire à lui-même, mais on en reparlera lors de la saison 10 !

          Rapidement, j’ai vu la saison 2 de Peaky Blinders (je vous parlais de la saison 1 dans le bilan de janvier.) Globalement la saison 2 m’a beaucoup plus plu, et ce, principalement parce que le plus gros défaut de la saison 1 réside dans un personnage qui n’est pas beaucoup présent dans la saison 2, un vrai soulagement pour moi ! La série a toujours un problème de rythme à mes yeux, ça va trop vite et comme on n’a pas beaucoup d’indicateurs de temps, on a du mal à croire à différents rapprochements. Mais en dehors de ça le développement du personnage d’Arthur est super intéressant, on a de nouveaux personnages secondaires qui apportent de nouvelles dimensions à la série et l’esthétisme est toujours aussi beau. Une saison 2 beaucoup plus réjouissante que la première saison en somme. Ce qui n’est pas trop le cas pour la saison 2 de Harlots. Le personnage de Margaret (dont je parle dans cet article) qui en impose toujours autant, un nouveau juge qui apporte de nouvelles questions sur "qu’est ce qui est moral, qu’est ce qui est juste, est ce que les deux vont ensemble ?" Malgré cela et d’autres bons points, j’ai été extrêmement gêné par le personnage de Lucy dont l’écriture n’a aucun sens et dont le jeu est vraiment monolithique. Et aussi, par le personnage de Charlotte, je sais qu’elle est la préférée de beaucoup et je le comprends, mais dans cette saison, ils nous la vendent comme celle qui va faire tomber les masques et qui a un plan, alors que vraiment, au bout d’un épisode, tu comprends qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait. LBilan culturel | Mars 2019a saison 2 est bien, attention, mais elle est un peu décevante comparé à la première.

          Pour finir, j’ai enfin vu la série Mindhunter sur netflix ! Si le premier épisode n’est pas forcément convainquant, laissez vous tenter par les autres épisodes qui valent vraiment le coup ! La série suit à l’aube du profilage criminel, deux agents du département comportemental du FBI qui se lancent dans une série d’interviews de tueurs en série pour essayer de cerner ceux qui les poussent à commettre des crimes. La série s’inspire d’une histoire vraie, nous assistons donc à une retranscription de véritables entretiens avec de véritables tueurs en série, et c’est passionnant. Les entretiens sont intéressants, l’étude qui est menée qui va vraiment lancer le profilage criminel (que l’on peut voir dans esprits criminels par exemple) est captivante et les acteurs sont impressionnants. Seuls points négatifs pour moi, même si je comprends leurs utilités dans le développement du personnage, l’histoire d’amour (avec toutes les scènes de sexes qui vont avec) et les dissensions internes dans l’étude sont pour moi vraiment inintéressantes. Mais je vous conseille quand même vivement cette série !

     

    Livres

    Le silence des agneaux de Thomas Harris | The thirteen tale de Diane Setterfield

    Bilan culturel | Mars 2019

          Padfoot m’a gentiment prêté Le silence des agneaux de Thomas Harris, donc si vous voulez un autre avis dessus plus développé je vous renvoie vers son article. J’ai un avis assez mitigé sur ce livre. J’ai adoré toutes les intrigues secondaires par exemple celle du patron de Clarice ou celle du codétenu d’Hannibal Lecter. J’ai aussi beaucoup aimé la construction de l’enquête autour de Buffalo Bill (même si je rejoins Padfoot dans son ressenti vis-à-vis de l’identité de Buffalo). J’ai également beaucoup apprécié le personnage d’Hannibal Lecter qu’on voit principalement au travers d’autres regards et du coup au moment où on a son point de vue à lui, c’est très satisfaisant parce qu’on l’attend depuis le début. Le seul point réellement négatif pour moi, c’est le personnage de Clarice. Elle pourrait être intéressante, parce que c’est une femme dans un milieu majoritairement masculin qui doit se battre constamment contre le sexisme et qui apporte un regard nouveau sur les choses. Oui, mais voilà Clarice a un défaut majeur, celui d’être une femme écrite par un homme. Dans ses pensées vis-à-vis des hommes, d’elle-même et des autres femmes (bonjour la grossophobie qui peut certes s’expliquer par l’époque d’écriture, mais qui est quand même gerbant), ce sont clairement les pensées d’un homme. Et du coup, c’est très dérangeant parce que ça apporte pas mal de sexisme et de cliché, et en plus de ça, j’ai trouvé que le personnage était assez creux. Tous les passages de son point de vue étaient donc pour moi soit ennuyeux, soit horripilant (en ne comptant évidemment pas les scènes avec Hannibal Lecter). C’est un bon livre que je vous conseille, mais ce n’est clairement pas ma lecture préférée.

        J’ai ensuite lu The thirteen tale, de Diane Setterfield dont je ne savais absolument rien. Encore une fois, j’ai un avis très mitigé. The thirteen tale, c’est l’histoire de Margaret Lea grande passionnée de littérature et biographe, qui un jour reçoit une lettre de l’écrivaine mondialement connue Vida Winter qui lui demande de faire sa biographie, après une carrière passée à donner 20 versions différentes de sa vie. On assiste donc à plusieurs entrevues où Vida Winter raconte son histoire, et en parallèle, on suit Margaret qui fouille dans le village d’enfance de Vida Winter et qui gère ses propres problèmes. Les entrevus sont passionnantes, l’histoire de Vida Winter est bien écrite, très intéressante et surtout surprenante, quand je pensais avoir deviné quelque chose, il s’avérait que j’avais tout faux, et j’adore ça. En revanche, je n’étais pas du tout intéressé par l’histoire de Margaret qui était complètement tirée par les cheveux et tellement niaise. Mais le problème, c’est surtout son enquête dans le village d’enfance qui est clairement une facilité scénaristique, elle tombe toujours sur les bonnes personnes au bon moment, qui sorte de je ne sais où pour lui venir en aide et être un tournant clef dans l’intrigue. La fin ne répond malheureusement pas à pleins de questions et va beaucoup trop vite. J’ai quand même beaucoup aimé ma lecture juste pour le personnage de Vida Winter, mais ça aurait pu être beaucoup mieux. Le livre a été adapté en film avec Sophie Turner, du coup vous entendrez peut être parlé de ce film dans les bilans culturels à venir!

     

    Films

    Conjuring 2 | Dans le noir | The holy girl | Lady Bird | Gangs of New York | The Wind That Shakes The Barley | Danton | Get Out

      Bilan culturel | Mars 2019     Ce mois-ci, je me suis laissé entraîner par une amie pour regarder deux films d’horreur alors qu’outre ne pas aimer ça, je trouve qu’il y a très peu d’intérêt à en regarder. Mais soit, j’ai donc vu Conjuring 2 qui a déjà la merveilleuse qualité d’avoir Vera Farmiga en actrice principale. Le film est bien, mieux que le premier, un peu plus effrayant, mais après ça reste les schémas classiques il y a très peu de surprise. J’ai aussi vu Dans Le Noir, qui pour le coup est vraiment effrayant. Même si les procédés horrifiques sont classiques, l’histoire m’a plutôt plu et se démarque un peu, surtout avec la fin qui m’a vraiment surprise. Pour résumé si vous n’êtes pas un•e grand•e fan de film d’horreur comme moi, je vous conseillerai plus Dans le Noir que Conjuring 2. 
     

           Je vais aller rapidement sur The Holy Girl, tout simplement parce que je devais le voir pour un cours que je n’ai jamais eu au final, et dont j’aurai bien eu besoin parce que je n’ai rien compris au film. Quel est son message, que se passe-t-il dans la tête des personnages, pourquoi font-ils ce qu’ils font ? Si vous avez une explication, je suis preneuse. Malgré mon incompréhension, le film n’est pas mauvais, il y a une bonne immersion, les relations entre les personnages sont intéressantes, la scène finale est très belle, mais pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut le comprendre, et ça n’a pas été mon cas. J’ai en revanche compris Lady Bird, que j’ai beaucoup aimé. Pour être honnête le personnage principal, m’a assez insupporté durant tout le film, cela dit pas autant que son deuxième copain cliché à souhait du garçon ténébreux persuadé que le gouvernement nous espionne et qui lit un livre au bord d’une piscine durant une soirée parce qu’il est tellement alternatif. Si j’ai autant aimé ce film, c’est pour le personnage de Marion, la mère de Lady Bird que j’ai trouvé très intéressante, très touchante. J’ai utilisé ce film dans le cadre d’un essay sur la déconstruction de la représentation typique de la femme faite par des réalisatrices et ce film illustre parfaitement la déconstruction de la mère parfaite hollywoodienne. Gerga Gerwig la réalisatrice, nous dresse le portrait d’une mère pleines d’insécurités, de peur, de contradiction un portrait réaliste en soit et j’ai trouvé qu’elle le faisait avec brio.  

          J’ai également vu Gangs of New York, que je n’ai pas du tout aimé. Il est vraiment très long, le rendu est assez bordélique pour moi, les personnages sont là pour remplir des cases concrètement, on a le fils qui veut venger son père, l’ennemi qui force un peu l’admiration quand même et la fille qui est là juste pour une histoire d’amour. Le film n’est pas terriblement mauvais, mais pour moi, il ne vaut pas le détour. Pour finir, j’ai regardé The Wind That Shakes The Barley qui est un très bon film historique sur la guerre civile irlandaise et la guerre d’indépendance ! Il est aussi très long, et paraît d’autant plus long que le réalisateur n’a pas voulu tomber dans le sensationnel hollywoodien et du coup certaines scènes peuvent être assez ennuyeuses vu qu’il n’en rajoute pas des tonnes pour faire du spectacle. Malgré cette longueur, le film est très intéressant, il représente différents aspects de la guerre qui ont tendance à être oublié notamment la dimension de classe du conflit, mais aussi le rôle important que les femmes ont joué. Cillian Murphy est excellent dedans, la scène finale est magnifiquement horrible, il y a une histoire d’amour qui aurait pu éviter, mais qui n’est pas très importante donc pas bien grave. En conclusion, c’est un bon film et en plus, c’est un bon film historique, que demande le peuple ?

          On arrive presque au bout avec un film français, Danton ! J’ai dû le regardé dans le cadre d’un exposé sur la représentation de la révolution française dans les films, et dans ce cadre là c’est très intéressant, mais si je l’Bilan culturel | Mars 2019avais regardé pour mon plaisir personnel et pas pour les cours, j’aurais probablement arrêté à la moitié. Le film est assez long, il demande d’avoir une certaine quantité de connaissances sur la période pour pouvoir être réellement apprécié et surtout, c’est Gerard Depardieu qui fait du Gerard Depardieu pendant deux heures. C’est-à-dire que le film se construit autour de sa prestation, de ses discours éloquents et de sa présence imposante. Et il le fait très bien, parce que c’est son rôle type et ça devait très vite lassant pour moi. Pour finir, j'ai regardé Get Out qui est vraiment mon coup de cœur du mois ! Même en connaissant l'histoire et en connaissant quelques éléments clefs, j'ai été complètement embarqué dans l'histoire ! Le film ne fait pas peur en lui-même mais l'atmosphère glauque arrive à nous mettre très mal à l'aise et à nous partager ce désir de prendre ses jambes à son cou. La prestation d'Allison Williams est folle, je vais être incapable de voir cette actrice dans un autre film sans avoir froid dans le dos. Je ne vais pas m'étaler plus sur ce film, retenez que de cette liste, c'est celui-ci qui est à voir.
     

     

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    Tyding up with Marie Kondo | Les règles de notre liberté

    Bilan culturel | Mars 2019      Pour commencer Tiding up with Marie Kondo, disponible sur netflix, que j’ai adoré regarder cette émission ! Personnellement, j’adore le tri et le rangement, et je trouve ça toujours super satisfaisant de regarder des vidéos de tri donc une émission consacrée à la chose, c’était splendide. Mais ce que j’aime le plus dans cette émission, c’est vraiment Marie et sa manière d’aborder le tri. On n'est pas du tout dans le style d’émission comme déco une semaine pour tout changer, ou d’autres émissions dans le genre qui agiraient comme une tornade sur les maisons. Ici, Marie est très respectueuse, les gens vont à leur rythme et se séparent de ce qu’ils veulent. À la fin de certains épisodes j’étais toujours abasourdi par la quantité de choses qu’ils gardaient mais c’est parce que c’est n’est pas une démarche pour se débarrasser de tout, mais bien pour garder ce qui leur procure du bonheur (phrase entendue bien trop souvent dans l’émission). Concrètement, je n’ai pas appris grande chose sur la manière de trier, mais peut-être que pour des gens qui ont plus de mal avec le tri ça peut marcher. Les deux seules petites critiques que je trouverai à faire sont qu’ils auraient pu apporter plus d’attention à la manière dont on peut se séparer d’objet, par exemple on voit beaucoup de choses aller directement à la poubelle ce qui me dérange un peu parce que ce n’est pas du tout écologique et que les objets peuvent avoir une seconde vie. La deuxième chose est compréhensible parce que je ne pense pas qu’il y ait une dimension politique à la démarche de Marie Kondo, mais quand on aborde des sujets comme l’accumulation de biens une petite critique de la surconsommation et du capitalisme de masse est un peu nécessaire. L’émission n’en est pas moins géniale, je vous recommanderai juste de ne pas commencer par l’épisode 1 ou 3 parce que les pères enchaînent les réflexions sexistes et c’est assez refroidissant. 

          Pour finir j’ai regardé le très court reportage (26 minutes) Les règles de notre liberté, sur Netflix. On suit un groupe de femmes en Inde qui commencent à fabriquer des serviettes hygiéniques, un objet qu’on comprend très vite nécessaire à l’émancipation de la femme en Inde où la menstruation est toujours très stigmatisée. C’est un reportage très intéressant pour sortir d’un féminisme occidental et pour observer l’état des conditions de vie des femmes. Ça parait un peu irréel quand on vit en France d’entendre qu’une femme a arrêté l’école à 13 ans parce qu’elle ne pouvait pas cacher ses règles et que les gens se moquaient d’elle à cause de ça. Et c’est justement pour ça que c’est très important de le regarder. C’est court, c’est très bien raconté et si vous le souhaitez, vous pouvez faire un don au padproject qui finance la diffusion de la machine qui permet aux femmes de fabriquer ses serviettes hygiéniques.

     

           Les bilans culturels sont toujours très long, mais j'adore les faire c'est un bon moyen de faire une retrospective de son mois et d'apprécier tout ce qu'on a pu voir/lire/écouter! On se retrouve donc le mois prochain pour un nouveau bilan culturel! 

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  • Nous nous retrouvons aujourd'hui pour la deuxième partie de mes podcasts coups de coeur. Après vous avoir parlé de Kiffe Ta Race, Passion Médiévistes et Les Couilles Sur La Table dans cet article, je reviens aujourd'hui avec trois nouveaux podcasts. Podcasts connus, peu connus, militants, culturels, courts, longs. Bref des podcasts de toute sorte au rendez-vous ! 

     

    Podcasts coup de coeur #2A bientôt de te revoir - Sophie-Marie Larrouy (Binge Audio)

    Je pense que si vous aimez les podcasts, vous avez forcément déjà entendu parler de celui-ci, puisqu'à bientôt de te revoir est il me semble le podcast le plus téléchargé en France. Et à raison, puisque c'est un excellent podcast. Le principe est simple, tous les lundis Sophie-Marie Larrouy accueille un invité et lance une discussion comme une contre-soirée dans la cuisine. Vous savez quand vous n'aimez pas la musique, que vous en avez marre du bruit, que vous vous ennuyez, ou que vous voulez piquer des biscuits apéritifs, vous vous retrouvez souvent avec quelques personnes que vous ne connaissez pas forcément dans la cuisine, à parler de choses et d'autres. C'est le principe de l'émission, il n'y a pas nécessairement de fil conducteur, le propos n'est pas de révéler des choses intimes sur soit mais plutôt de parler de choses random qui en réalité en révèlent pas mal sur la personne.

    Sophie-Marie Larrouy est une très bonne hôte, elle sait rebondir sur ce que disent ses invités, et surtout elle est très marrante. Vous n'apprendrez pas forcément quelque chose de fou en écoutant ce podcast, mais il vous mettra forcément de bonne humeur. Mes épisodes préférés pour l'instant sont ceux avec Rokhaya Diallo (présentatrice du podcast Kiffe ta race au passage), Chris (anciennement Christine and the queen) et Valérie Damidot! Ces trois épisodes sont à mourir de rire, très décomplexés, très ouvert on se sent facilement inclue dans la conversation. A mes yeux ce podcast mérite vraiment sa popularité, dotant plus que Sophie accueille un panel d'invités assez variés de Gringe à Benoit Hamon en passant par Cyrus North! Je vous conseille donc vivement d'aller écouter ça si ce n'est pas déjà fait.

     

    La bougeotte - Laura Fernandez Rodriguez, Daisy Lorenzi et Marie PérinPodcasts coup de coeur #2

    La bougeotte est un podcast dont je n'ai pas beaucoup entendu parler, contrairement à "a bientôt de te revoir", mais vaut autant le détour! C'est un podcast qui parle de voyage et plus spécifiquement de femmes qui voyagent. Evidemment il peut aussi parler aux hommes, ou aux personnes non binaires, mais les récits qui sont présentés sont entièrement féminins. C'est un choix très intéressant parce que comme elles l'expliquent dans l'épisode deux, voyager en étant une femme c'est particulier, il faut faire face à certains interdits dans certains pays, il faut gérer ses règles dans des endroits pas toujours adéquates etc. Déjà sur ce point je trouve que le podcast est très intéressant, mais il l'est également sur sa construction. 

    Les épisodes se divisent en trois parties où chacune des animatrices va parler d'un sujet ou partager un témoignage, ce qui fait qu'on a pas seulement leurs expériences à elles, on en a de dizaines autres femmes voyageuses. Ca a permis de traiter de sujets très intéressants et importants comme Magalie qui a pu partager sur le fait de voyager quand on souffre d'une maladie chronique (la maladie de lyme), ou Suzanne qui a 97 ans a énormément voyagé et qui parle des conditions de voyages à son époque ou encore Aroua qui parle de l'impact de ses voyages sur la manière dont elle voit et vit sa religion. Il y a donc une variété de sujets abordés, souvent directement par les personnes concernées. Si vous aimez voyager, vous pouvez facilement vous sentir concernés par certains sujets comme la déprime post-voyage, la solitude de certains instants quand on voyage solo ou le stress généré par un voyage. Bref, pleins de sujet très intéressants qui vous donneront encore plus de voyager, parfois dans des pays auxquels vous n'avez jamais pensé, comme l'Iran pour moi. Attention je sais que sur deezer tous les épisodes ne sont pas disponibles donc vous aurez peut être besoin d'aller sur une autre plateforme.

     

     

    Podcasts coup de coeur #2Me, My Sexe and I - Axelle Jah Njiké

    Ce podcast est né suite à un livre. Axelle Jah Njiké en 2015 a participé à l'écriture du livre Volcanique, une anthologie du plaisir dans lequel 12 femmes autrices du monde noires évoquent pour la première fois le plaisir féminin.Lors de la promotion de ce livre, Axelle Jah Njiké a rencontré de nombreuses femmes noires avec qui elle a beaucoup échangé. C'est suite à ses échanges qu'elle a eu l'envie de partager les récits des femmes noires et plus particulièrement les récits liés à leurs intimités. Me, My Sexe and I c'est donc une plongée au coeur de l'intime, au coeur des expériences de femmes noires.

    Ce podcast est déjà très important parce qu'il donne une voix aux femmes noires et qu'il brise des tabous, mais il est d'autant plus intéressant parce que toutes les femmes interrogées sont très différentes. Les questions sont les mêmes, les réponses ne se ressemblent pas. Chaque femme à une manière différente de vivre sa féminité, ses origines, sa couleur. Axelle Jah Njiké met bien en avant que chaque expérience est différente et que toutes ces expériences, tous ces propos sont légitimes et doivent être entendus. Plusieurs sujets sont traités, on y parle de famille, d'éducation, d'amour, de regard sur soit, de vécus intimes, de sexualité de construction en tant qu'individus, en l'occurrence en tant que femmes noires. Si vous ne deviez en écouter qu'un (ça serait une erreur mais partons de ce principe) je vous dirais d'écouter l'épisode 7, où Axelle reçoit Christine agée de 71 ans, originaire de Guinée et ancienne présidente du GAMS, le groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles et des mariages forcés. Christine y parle du traumatisme de son excision de comment elle s'est reconstruite et du travail qu'elle a du faire pour connaître le plaisir sexuel, la joie d'aimer et l'envie d'avoir un enfant. Christine parle énormément du sacré du sexe féminin et de l'importance de s'accepter et de ne pas avoir honte en tant que femme.

     

    Voilà, vous avez trois nouveaux podcasts à ajouter à votre playlist, j'espère qu'ils vous plairont autant qu'à moi! Et vous quels sont vos derniers podcasts coup de coeur?

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