• Bonjour à tous ! Après deux mois d’absence, je reviens pour deux articles finaux. Après quatre ans à écrire (plus ou moins régulièrement) sur ce blog, j’ai décidé d’arrêter. Je n’arrête pas complètement mon activité, puisque je continuerai à vous partager mes derniers coups de cœur culturels sur l’Instagram du blog (que je vous invite tous à suivre) mais je ne le ferai plus sous format article. Je voulais finir mon aventure sur A Cheering Mess avec un condensé de mes bilans cultures d’avril et de mai. J’ai divisé l’article en deux catégories : les films/séries/livres que j’ai apprécié et ceux qui ont été un véritable coup de cœur (je posterai cette deuxième catégorie la semaine prochaine.). J’ai décidé de laisser de côté les « flops » soit parce qu’il n’y avait pas grande chose à dire, soit parce que l’internet a déjà expliqué tout ce qui n’allait pas (cc la dernière saison de Game Of Thrones). Plus de blabla, parlons films, séries et livres.

     

    | Films |

    Time Lapse, de Bradley King (2014) | Disponible sur Netflix

    Soyons honnête, je ne m’attendais pas à grand chef d’œuvre en regardant ce film, je cherchai juste quelque chose de sympa à regarder entre amis pas prise de tête. Le film a frôlé le flop tout simplement, car il est très difficile de traiter la question des voyages dans le temps et du continuum espace/temps sans tomber dans les facilités et l’incohérence. On n’y échappe pas ici où la trame scénaristique est assez illogique et les personnages très peu creusés. Cependant, la révélation finale, le plot twist est pour moi très bon. Je ne m’y attendais pas du tout et ça apporte un peu plus de sens au film et à ses personnages. Vous ne raterez rien en ne le regardant pas, mais il peut être très sympa à regarder.

     

     5Bilan Cuturel Avril & Mai #100 days of summer, de Marc Webb (2009)

    Encore un film qui n’est pas un "must watch" mais qui reste très sympa à voir. Le format est très original, le film fait des aller-retour dans ces 500 jours pour exposer l’évolution et les différentes phases de la relation ce qui change d’une romance classique, même si le film pousse un peu trop ces allés retours à mon goût. L’histoire en elle-même est aussi assez original pour moi parce qu’on est loin des grandes épopées romantiques, personnellement j’ai très peu cru à leur histoire, elle m’a très peu fait rêver, mais c’est là tout l’intérêt du film. Le narrateur le dit dès le début ce n’est pas un film sur une histoire d’amour, et si d’une certaine manière ça l’est, mais c’est surtout un film sur le fait que toutes les histoires d’amours ne sont pas des histoires d’amours avec un grand A. J’ai particulièrement aimé la dernière scène du film qui apporte cette dimension-là. 
     

     

     The perfection, de Richard Shepard (2018) | Disponible sur Netflix

    Tout récemment sorti sur Netflix, vous en avez probablement entendu parler. Déjà, je salue la performance d’Allison Williams qui est comme toujours impressionnante, et de Logan Browning que je savais bonne actrice mais que je n’attendais pas dans ce registre et qui se montre complètement à la hauteur d’Allison. J’ai vraiment énormément aimé la première partie du film qui est pleine de tension, où on est vraiment à fond dans l’histoire. La deuxième partie perd un peu de rythme, je me suis moins sentie investi. Et surtout, j’ai trouvé la violence un peu gratuite et pas très finement emmené (à mon goût, il devrait largement avoir un warning violence sexuelle parce qu’une scène en particulier est très violente). Le film reste super, l’image de fin est splendide, mais ce rythme inégal et cette violence m’a gêné alors que pourtant, j’ai l’habitude des films violents. 

     

    White Ribbon, de Michael Haneke (2009) Bilan Cuturel Avril & Mai #1

    C’est le dernier film que j’ai dû regarder pour mon cours portant sur les films historiques puisque c’est le film sur lequel j’ai fait mon dossier final. J’ai beaucoup aimé White Ribbon, il pose des questions très intéressantes sur l’origine de la violence, sur l’effet de groupe, sur la responsabilité des personnes qui font les autruches face aux atrocités qui se déroulent devant eux, bref plein d’aspects très intéressants. J’ai beaucoup aimé l’esthétique, le parti-pris de tourner en noir et blanc, l’austérité qu’on retrouve pas mal dans les œuvres allemands. Ce film pour moi pourrait presque être un coup de cœur, mais je pense que c’est beaucoup dû au fait que j’ai étudié sa résonnance historique, ce qui m’a vraiment permit d’apprécier toutes les questions qu’il soulève. Du coup, je ne peux pas vous garantir qu’en simple visionnage, il vous plaira, mais je vous invite fortement à creuser le scénario et à lire entre les lignes.

     

    Matrix, de Lana Wachowski et Lilly Wachowski (1999) | Disponible sur Netflix

    J’ai enfin vu ce classique du cinéma, ce qui fût un véritable plaisir parce que mes amis y font souvent référence et que je peux enfin comprendre ces références ! Je comprends totalement pourquoi ils aiment autant ce film, c’est une illustration parfaite de la science-fiction avec tout ce qu’on peut en attendre (autant sur les effets spéciaux que sur les questions morales qui sont soulevés par les technologies) et c’est très bien mené. Forcément, à l’heure actuelle, on a vu et revu ces schémas : le héros qui éprouve des difficultés à accepter son destin, le mentor au destin tragique, l’histoire d’amour un peu bateau pour rajouter du drama. Mais c’est très intéressant de voir un des films qui a participé à rendre ces schémas classiques. Le film a un peu vieilli, mais j’ai vu largement pire en termes d’effets spéciaux. Matrix est donc pour moi un « must watch » pour le coup, en revanche, je ne pense pas regarder les suivants parce qu’il se suffit à lui-même.  

     

     Bilan Cuturel Avril & Mai #1Birdman, de Alejandro Gonzalez Inarritu (2014) | Disponible sur Netflix

    Encore une fois, on a un film qui a frôlé les coups de cœur. La réalisation est folle, cette impression de plan-séquence sans fin est juste impressionnante ainsi que le travail des couleurs. Les acteurs incarnent vraiment à 100 % leurs personnages, on est avec eux dans la réalisation de cette pièce, on y croit (shoutout pour Edward Norton qui est parfait dans ce rôle de connard fini). Le thème a déjà été vu oui, mais pour moi, il ne perd jamais de son intérêt parce qu’il ne cesse d’être actuel. Pour moi ça aurait pu être un sans-faute, si on enlevait les dernières scènes. Et pour le coup, c’est vraiment très personnel, mais j’aurais aimé que le film s’arrête à la première de la pièce. Le thème a déjà été vu oui, mais pour moi, il ne perd jamais de son intérêt parce qu’il ne cesse d’être actuel. Les dernières scènes ne sont pas mauvaises, et de manière générale, j’aime bien les fins ouvertes, mais pour ce film-là un cliffhanger si tragique me semblait plus pertinent qu’une fin ouverte qui en plus ne fait pas grand sens pour moi. Malgré ça, le film est disponible sur Netflix, foncez.

     

     

    | Séries |

    Grace & Frankie, 5 saisons, épisodes de 30 minutes | Netflix

    Je venais de finir une mini-série comique fantastique (dont je vous parlerai la semaine prochaine) et j’avais envie de continuer sur cette lancée, j’ai donc regardé la saison 1 de Grace & Frankie. Cette série ça fait des années que j’en entends parler, elle ne m’a jamais vraiment intéressé, mais avec la nouvelle saison il y a eu une nouvelle vague de compliments et je me suis dit pourquoi pas. Si certains films et certaines séries ont de peu manqué au top, celle-ci a de peu échappé au flop. On retrouve des schémas très classiques de série comique, avec des personnages très caricaturé, des blagues vues et revues et un rythme assez irrégulier. Les personnages de Grace et de Brianna font que ce n’est pas un flop pour moi et que j’ai quand même passé un bon moment devant la série parce que bien que caricaturale, elles sont hilarantes. La série n’est donc pas mauvaise, mais très classique et je pense que sur le marché des séries comiques, on trouve bien mieux aujourd’hui. Les saisons suivantes sont peut-être mieux, mais je ne sais pas si je les regarderai. 
     

    Alta Mar, 1 saison, épisodes de 45 minutes | NetflixBilan Cuturel Avril & Mai #1

    Je ne suis pas une très grande fan de ce qu’on appelle des « soap », des histoires mélodramatique toujours plus tiré par les cheveux. Mais quand cette série est sortie sur Netflix j’avais vraiment envie de voir une série espagnole et la promotion qui vantait la série dans l’esprit d’Agatha Christie m’a convaincu ! Mon avis général est plutôt positif, j’ai beaucoup aimé le personnage de Alejandra Onieva, drama queen au possible, mais qui a un côté très rafraîchissant. les deux personnes principales (Eva et Nicolas) n’ont aucune profondeur, et les dialogues sont assez faibles et extrêmement niais ce qui m’a personnellement sorti de l’ambiance à plusieurs reprises parce que pour le coup, c’était impossible de ne pas rire. L’ambiance du bateau est parfaitement mise en place, les costumes et les décors (si on oublie les fonds verts) permettent vraiment une immersion complète. Deux gros problèmes selon moi : les deux personnes principales (Eva et Nicolas) n’ont aucune profondeur, et les dialogues sont assez faibles et extrêmement niais ce qui m’a personnellement sorti de l’ambiance à plusieurs reprises parce que pour le coup, c’était impossible de ne pas rire. Ce n’est pas ce qui se fait de mieux en termes de série, mais c’est toujours agréable à regarder. 

     

    Dead To Me, 1 saison, épisodes de 30 minutes | Netflix

    Encore une fois Dead To Me loupe de très peu la catégorie top, parce qu’elle est réellement superbe. Les images sont belles, le rythme est bien mené et surtout le duo Jen et Judy est fantastique. Les actrices incarnent à la perfection leurs personnages et l’humour de Jen est clairement le bijou de cette série. On passe un bon moment devant la série, elle traite vraiment bien des questions de culpabilité, de deuil, de relation toxique, de conflits conjugaux, etc. Mais déjà un point vraiment négatif pour moi, c’est que les scénaristes ont abusés sur les phrases à double sens. Sans spoilers, Jen va dire quelque chose qui va avoir une double résonnance pour Judy et on va avoir un gros plan sur sa tête en pls et ça plusieurs fois par épisode, c’est juste trop vraiment. Et l’autre point négatif, c’est le final, je ne comprends pas trop ce choix, qu’est ce qu’il veut dire par rapport à ce qu’a fait Judy et par rapport au message de la série aussi. Du coup, je suis très dubitative, j’attends de voir la suite, mais pour l’instant, je reste sur ma faim.

     

     

    Bilan Cuturel Avril & Mai #1A Million Little Things, 1 saison, épisodes de 45 minutes | ABC

    Cette série a été vendue comme la petite sœur de This Is Us (que j’adore, dont on reparlera la semaine prochaine) et je pense que cette comparaison lui dessert plus qu’autre chose. En effet même si on est sur une idée similaire, à savoir des liens forts entre des personnes (famille pour This Is Us, amis pour A Million Little Things) qui sont mis à mal par les événements de la vie, la série peine à égaler sa grande sœur en termes d’émotions et d’implication. Attention j’ai beaucoup aimé cette saison, on a des personnages très forts (Katherine le sang, Maggie, Gary), plusieurs thèmes très importants sont abordés de manière assez fraîche et ce groupe d’amis marche à l’écran, on y croit, et ils nous offrent des scènes immensément belles. Mais y a vraiment beaucoup de drama, d’actions qui sont beaucoup trop grosses pour être réaliste et des petites maladresses qui faussent un peu les messages de la série pour moi. On est loin du niveau de This Is Us pour moi, mais malgré tout reste une bonne première saison qui a le mérite de mettre en lumière des sujets très importants.

     

    | Livres |

     I see you, de Gregg Harwitz (389 pages)

    Je n’ai qu’un livre à vous présenter parce que j’ai très peu lu ces deux derniers mois et que toutes mes autres lectures se trouvent dans la catégorie top. Je n’ai pas grande chose à dire sur ce livre, je l’ai pris un peu au hasard dans un vide-grenier, je n’en attendais pas grande chose et ce fut une lecture agréable sans plus. Pour faire un rapide résumé, un célèbre auteur de livre policier se réveille à l’hôpital avec une amnésie partielle et apprend qu’il est accusé du meurtre de son ex compagne. Jugé coupable mais non responsable, il est relâché et décide de retrouver le vrai meurtrier qui le surveille. Le narrateur est assez insupportable, il y a des passages qui n’apportent absolument rien et comme on sait dès le début que ce n’est pas lui, toute l’intrigue autour de lui qui doute de lui-même ne marche pas vraiment, parce que pour le coup nous, on ne doute pas. Mais ça reste une lecture très fluide, facile à lire, l’enquête est bien construite et j’ai été très surprise par le dénouement final ce qui pour moi est très important, je n’aime pas du tout quand on devine facilement le meurtrier. 

     

    Et voilà mon avant dernier article, on se retrouve la semaine prochaine pour le meilleur du bilan culturel d’avril et de mai !

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  •       On se retrouve pour le bilan culturel de Mars. Je sais que ces articles peuvent être assez long je vous encourage donc à sauter à la partie qui vous intéresse le plus si vous n'avez pas la foi de tout lire! En terme de musiques je n'ai pas vraiment écouté d'album alors je vous met juste ici les musiques qui ont bercé mon mois : Brother de  Kodaline; High Hopes de Panic at the Disco!; Trees de Twenty One Pilots; Ain’t gonna die tonight de Macklemore & Eric Nally; Auto-Dance de Disiz; California Friends de The regrettes.

    Séries

    Shameless (S9) | Peaky Blinders (S2) | Harlots (S2) | Mindhunter

    Bilan culturel | Mars 2019

          Ce mois-ci, je n’ai commencé qu’une seule nouvelle série, parce que j’avais beaucoup de séries en cours de difusion et parce que je voulais d’abord finir d’autres séries. Donc, pour faire un point sur les saisons, j’ai regardé la saison 9 de Shameless. Shameless est une de mes séries préférées de tous les temps, mais il faut dire qu’on a un peu perdu l’intensité et l’investissement des premières saisons. Ce que je reproche principalement aux dernières saisons, c'est des intrigues qui partent dans tous les sens, qui s’éternisent et qui ont peu d’intérêt (Ian Jesus Gay si vous voyez ce que je veux dire). Dans cette saison on retrouve un peu ça avec Lip, mais hormis ça, je trouve que c’est une très bonne saison. Debbie (que beaucoup déteste mais que j’adore) a une évolution super intéressante, comme Carl et c’est très plaisant à regarder. Mais la saison 9, c’était surtout la dernière saison d’Emmy Rossum (Fiona) et si les intrigues autour de Fiona n’ont pas toujours été splendides, le jeu d’Emmy Rossum l’a toujours été. Elle va beaucoup manquer à la série, je pense que le final de la saison 9 aurait pu se suffire à lui-même, mais on en reparlera lors de la saison 10 !

          Rapidement, j’ai vu la saison 2 de Peaky Blinders (je vous parlais de la saison 1 dans le bilan de janvier.) Globalement la saison 2 m’a beaucoup plus plu, et ce, principalement parce que le plus gros défaut de la saison 1 réside dans un personnage qui n’est pas beaucoup présent dans la saison 2, un vrai soulagement pour moi ! La série a toujours un problème de rythme à mes yeux, ça va trop vite et comme on n’a pas beaucoup d’indicateurs de temps, on a du mal à croire à différents rapprochements. Mais en dehors de ça le développement du personnage d’Arthur est super intéressant, on a de nouveaux personnages secondaires qui apportent de nouvelles dimensions à la série et l’esthétisme est toujours aussi beau. Une saison 2 beaucoup plus réjouissante que la première saison en somme. Ce qui n’est pas trop le cas pour la saison 2 de Harlots. Le personnage de Margaret (dont je parle dans cet article) qui en impose toujours autant, un nouveau juge qui apporte de nouvelles questions sur "qu’est ce qui est moral, qu’est ce qui est juste, est ce que les deux vont ensemble ?" Malgré cela et d’autres bons points, j’ai été extrêmement gêné par le personnage de Lucy dont l’écriture n’a aucun sens et dont le jeu est vraiment monolithique. Et aussi, par le personnage de Charlotte, je sais qu’elle est la préférée de beaucoup et je le comprends, mais dans cette saison, ils nous la vendent comme celle qui va faire tomber les masques et qui a un plan, alors que vraiment, au bout d’un épisode, tu comprends qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait. LBilan culturel | Mars 2019a saison 2 est bien, attention, mais elle est un peu décevante comparé à la première.

          Pour finir, j’ai enfin vu la série Mindhunter sur netflix ! Si le premier épisode n’est pas forcément convainquant, laissez vous tenter par les autres épisodes qui valent vraiment le coup ! La série suit à l’aube du profilage criminel, deux agents du département comportemental du FBI qui se lancent dans une série d’interviews de tueurs en série pour essayer de cerner ceux qui les poussent à commettre des crimes. La série s’inspire d’une histoire vraie, nous assistons donc à une retranscription de véritables entretiens avec de véritables tueurs en série, et c’est passionnant. Les entretiens sont intéressants, l’étude qui est menée qui va vraiment lancer le profilage criminel (que l’on peut voir dans esprits criminels par exemple) est captivante et les acteurs sont impressionnants. Seuls points négatifs pour moi, même si je comprends leurs utilités dans le développement du personnage, l’histoire d’amour (avec toutes les scènes de sexes qui vont avec) et les dissensions internes dans l’étude sont pour moi vraiment inintéressantes. Mais je vous conseille quand même vivement cette série !

     

    Livres

    Le silence des agneaux de Thomas Harris | The thirteen tale de Diane Setterfield

    Bilan culturel | Mars 2019

          Padfoot m’a gentiment prêté Le silence des agneaux de Thomas Harris, donc si vous voulez un autre avis dessus plus développé je vous renvoie vers son article. J’ai un avis assez mitigé sur ce livre. J’ai adoré toutes les intrigues secondaires par exemple celle du patron de Clarice ou celle du codétenu d’Hannibal Lecter. J’ai aussi beaucoup aimé la construction de l’enquête autour de Buffalo Bill (même si je rejoins Padfoot dans son ressenti vis-à-vis de l’identité de Buffalo). J’ai également beaucoup apprécié le personnage d’Hannibal Lecter qu’on voit principalement au travers d’autres regards et du coup au moment où on a son point de vue à lui, c’est très satisfaisant parce qu’on l’attend depuis le début. Le seul point réellement négatif pour moi, c’est le personnage de Clarice. Elle pourrait être intéressante, parce que c’est une femme dans un milieu majoritairement masculin qui doit se battre constamment contre le sexisme et qui apporte un regard nouveau sur les choses. Oui, mais voilà Clarice a un défaut majeur, celui d’être une femme écrite par un homme. Dans ses pensées vis-à-vis des hommes, d’elle-même et des autres femmes (bonjour la grossophobie qui peut certes s’expliquer par l’époque d’écriture, mais qui est quand même gerbant), ce sont clairement les pensées d’un homme. Et du coup, c’est très dérangeant parce que ça apporte pas mal de sexisme et de cliché, et en plus de ça, j’ai trouvé que le personnage était assez creux. Tous les passages de son point de vue étaient donc pour moi soit ennuyeux, soit horripilant (en ne comptant évidemment pas les scènes avec Hannibal Lecter). C’est un bon livre que je vous conseille, mais ce n’est clairement pas ma lecture préférée.

        J’ai ensuite lu The thirteen tale, de Diane Setterfield dont je ne savais absolument rien. Encore une fois, j’ai un avis très mitigé. The thirteen tale, c’est l’histoire de Margaret Lea grande passionnée de littérature et biographe, qui un jour reçoit une lettre de l’écrivaine mondialement connue Vida Winter qui lui demande de faire sa biographie, après une carrière passée à donner 20 versions différentes de sa vie. On assiste donc à plusieurs entrevues où Vida Winter raconte son histoire, et en parallèle, on suit Margaret qui fouille dans le village d’enfance de Vida Winter et qui gère ses propres problèmes. Les entrevus sont passionnantes, l’histoire de Vida Winter est bien écrite, très intéressante et surtout surprenante, quand je pensais avoir deviné quelque chose, il s’avérait que j’avais tout faux, et j’adore ça. En revanche, je n’étais pas du tout intéressé par l’histoire de Margaret qui était complètement tirée par les cheveux et tellement niaise. Mais le problème, c’est surtout son enquête dans le village d’enfance qui est clairement une facilité scénaristique, elle tombe toujours sur les bonnes personnes au bon moment, qui sorte de je ne sais où pour lui venir en aide et être un tournant clef dans l’intrigue. La fin ne répond malheureusement pas à pleins de questions et va beaucoup trop vite. J’ai quand même beaucoup aimé ma lecture juste pour le personnage de Vida Winter, mais ça aurait pu être beaucoup mieux. Le livre a été adapté en film avec Sophie Turner, du coup vous entendrez peut être parlé de ce film dans les bilans culturels à venir!

     

    Films

    Conjuring 2 | Dans le noir | The holy girl | Lady Bird | Gangs of New York | The Wind That Shakes The Barley | Danton | Get Out

      Bilan culturel | Mars 2019     Ce mois-ci, je me suis laissé entraîner par une amie pour regarder deux films d’horreur alors qu’outre ne pas aimer ça, je trouve qu’il y a très peu d’intérêt à en regarder. Mais soit, j’ai donc vu Conjuring 2 qui a déjà la merveilleuse qualité d’avoir Vera Farmiga en actrice principale. Le film est bien, mieux que le premier, un peu plus effrayant, mais après ça reste les schémas classiques il y a très peu de surprise. J’ai aussi vu Dans Le Noir, qui pour le coup est vraiment effrayant. Même si les procédés horrifiques sont classiques, l’histoire m’a plutôt plu et se démarque un peu, surtout avec la fin qui m’a vraiment surprise. Pour résumé si vous n’êtes pas un•e grand•e fan de film d’horreur comme moi, je vous conseillerai plus Dans le Noir que Conjuring 2. 
     

           Je vais aller rapidement sur The Holy Girl, tout simplement parce que je devais le voir pour un cours que je n’ai jamais eu au final, et dont j’aurai bien eu besoin parce que je n’ai rien compris au film. Quel est son message, que se passe-t-il dans la tête des personnages, pourquoi font-ils ce qu’ils font ? Si vous avez une explication, je suis preneuse. Malgré mon incompréhension, le film n’est pas mauvais, il y a une bonne immersion, les relations entre les personnages sont intéressantes, la scène finale est très belle, mais pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut le comprendre, et ça n’a pas été mon cas. J’ai en revanche compris Lady Bird, que j’ai beaucoup aimé. Pour être honnête le personnage principal, m’a assez insupporté durant tout le film, cela dit pas autant que son deuxième copain cliché à souhait du garçon ténébreux persuadé que le gouvernement nous espionne et qui lit un livre au bord d’une piscine durant une soirée parce qu’il est tellement alternatif. Si j’ai autant aimé ce film, c’est pour le personnage de Marion, la mère de Lady Bird que j’ai trouvé très intéressante, très touchante. J’ai utilisé ce film dans le cadre d’un essay sur la déconstruction de la représentation typique de la femme faite par des réalisatrices et ce film illustre parfaitement la déconstruction de la mère parfaite hollywoodienne. Gerga Gerwig la réalisatrice, nous dresse le portrait d’une mère pleines d’insécurités, de peur, de contradiction un portrait réaliste en soit et j’ai trouvé qu’elle le faisait avec brio.  

          J’ai également vu Gangs of New York, que je n’ai pas du tout aimé. Il est vraiment très long, le rendu est assez bordélique pour moi, les personnages sont là pour remplir des cases concrètement, on a le fils qui veut venger son père, l’ennemi qui force un peu l’admiration quand même et la fille qui est là juste pour une histoire d’amour. Le film n’est pas terriblement mauvais, mais pour moi, il ne vaut pas le détour. Pour finir, j’ai regardé The Wind That Shakes The Barley qui est un très bon film historique sur la guerre civile irlandaise et la guerre d’indépendance ! Il est aussi très long, et paraît d’autant plus long que le réalisateur n’a pas voulu tomber dans le sensationnel hollywoodien et du coup certaines scènes peuvent être assez ennuyeuses vu qu’il n’en rajoute pas des tonnes pour faire du spectacle. Malgré cette longueur, le film est très intéressant, il représente différents aspects de la guerre qui ont tendance à être oublié notamment la dimension de classe du conflit, mais aussi le rôle important que les femmes ont joué. Cillian Murphy est excellent dedans, la scène finale est magnifiquement horrible, il y a une histoire d’amour qui aurait pu éviter, mais qui n’est pas très importante donc pas bien grave. En conclusion, c’est un bon film et en plus, c’est un bon film historique, que demande le peuple ?

          On arrive presque au bout avec un film français, Danton ! J’ai dû le regardé dans le cadre d’un exposé sur la représentation de la révolution française dans les films, et dans ce cadre là c’est très intéressant, mais si je l’Bilan culturel | Mars 2019avais regardé pour mon plaisir personnel et pas pour les cours, j’aurais probablement arrêté à la moitié. Le film est assez long, il demande d’avoir une certaine quantité de connaissances sur la période pour pouvoir être réellement apprécié et surtout, c’est Gerard Depardieu qui fait du Gerard Depardieu pendant deux heures. C’est-à-dire que le film se construit autour de sa prestation, de ses discours éloquents et de sa présence imposante. Et il le fait très bien, parce que c’est son rôle type et ça devait très vite lassant pour moi. Pour finir, j'ai regardé Get Out qui est vraiment mon coup de cœur du mois ! Même en connaissant l'histoire et en connaissant quelques éléments clefs, j'ai été complètement embarqué dans l'histoire ! Le film ne fait pas peur en lui-même mais l'atmosphère glauque arrive à nous mettre très mal à l'aise et à nous partager ce désir de prendre ses jambes à son cou. La prestation d'Allison Williams est folle, je vais être incapable de voir cette actrice dans un autre film sans avoir froid dans le dos. Je ne vais pas m'étaler plus sur ce film, retenez que de cette liste, c'est celui-ci qui est à voir.
     

     

    Autres

    Tyding up with Marie Kondo | Les règles de notre liberté

    Bilan culturel | Mars 2019      Pour commencer Tiding up with Marie Kondo, disponible sur netflix, que j’ai adoré regarder cette émission ! Personnellement, j’adore le tri et le rangement, et je trouve ça toujours super satisfaisant de regarder des vidéos de tri donc une émission consacrée à la chose, c’était splendide. Mais ce que j’aime le plus dans cette émission, c’est vraiment Marie et sa manière d’aborder le tri. On n'est pas du tout dans le style d’émission comme déco une semaine pour tout changer, ou d’autres émissions dans le genre qui agiraient comme une tornade sur les maisons. Ici, Marie est très respectueuse, les gens vont à leur rythme et se séparent de ce qu’ils veulent. À la fin de certains épisodes j’étais toujours abasourdi par la quantité de choses qu’ils gardaient mais c’est parce que c’est n’est pas une démarche pour se débarrasser de tout, mais bien pour garder ce qui leur procure du bonheur (phrase entendue bien trop souvent dans l’émission). Concrètement, je n’ai pas appris grande chose sur la manière de trier, mais peut-être que pour des gens qui ont plus de mal avec le tri ça peut marcher. Les deux seules petites critiques que je trouverai à faire sont qu’ils auraient pu apporter plus d’attention à la manière dont on peut se séparer d’objet, par exemple on voit beaucoup de choses aller directement à la poubelle ce qui me dérange un peu parce que ce n’est pas du tout écologique et que les objets peuvent avoir une seconde vie. La deuxième chose est compréhensible parce que je ne pense pas qu’il y ait une dimension politique à la démarche de Marie Kondo, mais quand on aborde des sujets comme l’accumulation de biens une petite critique de la surconsommation et du capitalisme de masse est un peu nécessaire. L’émission n’en est pas moins géniale, je vous recommanderai juste de ne pas commencer par l’épisode 1 ou 3 parce que les pères enchaînent les réflexions sexistes et c’est assez refroidissant. 

          Pour finir j’ai regardé le très court reportage (26 minutes) Les règles de notre liberté, sur Netflix. On suit un groupe de femmes en Inde qui commencent à fabriquer des serviettes hygiéniques, un objet qu’on comprend très vite nécessaire à l’émancipation de la femme en Inde où la menstruation est toujours très stigmatisée. C’est un reportage très intéressant pour sortir d’un féminisme occidental et pour observer l’état des conditions de vie des femmes. Ça parait un peu irréel quand on vit en France d’entendre qu’une femme a arrêté l’école à 13 ans parce qu’elle ne pouvait pas cacher ses règles et que les gens se moquaient d’elle à cause de ça. Et c’est justement pour ça que c’est très important de le regarder. C’est court, c’est très bien raconté et si vous le souhaitez, vous pouvez faire un don au padproject qui finance la diffusion de la machine qui permet aux femmes de fabriquer ses serviettes hygiéniques.

     

           Les bilans culturels sont toujours très long, mais j'adore les faire c'est un bon moyen de faire une retrospective de son mois et d'apprécier tout ce qu'on a pu voir/lire/écouter! On se retrouve donc le mois prochain pour un nouveau bilan culturel! 

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  •     On se retrouve pour mon deuxième bilan culturel de l'année, encore une fois bien rempli surtout en terme de films! Je n'ai malheureusement pas la place de vous faire un résumé des oeuvres à chaque fois (ça rendrait l'article beaucoup trop long) donc je vous encourage à aller les voir par vous même si mon avis vous intrigue. L'article est garanti sans spoilers!

     

    Séries

    The Umbrella Academy

         Bilan Culturel | Février 2019 Ce mois-ci en dehors de mes séries en cours de diffusion, dont je vous parlerai sûrement le mois prochain puisqu’elles seront terminées, je n’ai regardé qu’une série, The umbrella academy (sur netflix, une saison de 10 épisodes d’environ 50 minutes). J’étais vraiment très emballée par les deux premiers épisodes, et puis plus du tout. The Umbrella Academy c’est une énorme déception, dont je ne comprends absolument pas le succès et je vais vous expliquer pourquoi. Pour vous résumer l’histoire rapidement, un vieux milliardaire adopte sept enfants avec des pouvoirs, mais au fur et à mesure, ils s’éloignent tous et ne se revoient qu’à la mort de leur père, où ils apprennent que l’apocalypse arrive. Pour commencer sur une note un peu positive, les seules véritables raisons pour lesquelles je recommanderai cette série : les personnages Klaus, Numéro 5 et Diego. Ils sont bien écrits (Diego un peu moins, mais comparé au reste, c’est vraiment un détail), les acteurs sont juste fantastiques, ils apportent la touche d’humour à la série et aussi les seuls moments de réelles émotions (je pense à la relation de Diego et sa mère, à Klaus et son addiction/Ben et Numéro 5 et Delores). 

          Maintenant passons au négatif, en étant le plus brève possible. La série souffre de trois problèmes majeurs pour moi : • un problème de rythme, il y a trop de scènes/interactions complétement inutiles et de scènes à rallonge portant une pseudo-tension ou voulant appuyer sur l’esthétisme, mais c’est l’esthétisme qui vient égayer le scénario pas l’inverse, on ne peut pas se reposer sur ça. • un énorme problème de prédictibilité. Dès le premier épisode, on comprend ce qui cause l’apocalypse, on comprend le double jeu d’un des personnages ainsi que plusieurs petites intrigues secondaires. La prédictibilité n’est pas nécessairement problématique, mais ici elle l’est puisque la série essaie d’instaurer justement une pseudo-tension et intrigue qui ne marchent pas puisqu’on, c’est ce qui va se passer. • un tout aussi énorme problème de crédibilité. On s’entend, on parle d’une histoire de super-héros, il y a plus crédible, mais quand même, il faut qu’on y croie un minimum. Sans spoilers, un personnage survit à une blessure alors que ce n’est juste pas possible. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études de médecine pour comprendre que l’explication donnée par la série est absolument bidon. Vraiment, cette scène et les implications sont juste ridicules. Ensuite, il y a le fait qu’il faut attendre l’avant-dernier épisode pour qu’un des personnages voie dans le double jeu d’un autre personnage. On pourrait l’avoir vu nous en tant que spectateur omniscient, mais non, on le voit dès le premier épisode parce que le personnage est juste méga bizarre et cache très peu (ou très mal) ses intentions. L’excuse de « l’amour rend aveugle » ne marche absolument pas, je suis désolée, ce n’est pas crédible. Ces trois problèmes, ajoutés aux personnages de Luther, Vanya et Allison qui, encore une fois désolée, ont la profondeur d’une petite cuillère, me font vous dire de passer votre chemin (même si quand même love sur Klaus et numéro 5). 

     

    Livres

    Les aventures d'Alice aux pays des merveilles & Alice de l'autre côté du miroir de C.W. Lewis | Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, d'Harper Lee

         J’ai enfin lu Les aventures d’Alice au pays des merveilles, que j’ai beaucoup aimé ! Je ne m’attendais pas du tout à Bilan Culturel | Février 2019ça, même si je savais que le livre reposait sur du non-sens, je pensais qu’il y aurait au moins un fil narratif, une histoire avec une vraie intrigue, et pas du tout. C’est assez particulier, assez étrange, mais vraiment très bien. Déjà, parce que C.W. Lewis a vraiment une belle plume, les enchaînements semblent naturels même s’ils ne le sont pas du tout. Il y a pleins de sous-lectures possibles, et encore une fois, ce n’est pas tant l’aspect « est ce que c’est réellement ça qu’il a voulu dire ? » qui m’intéresse, mais plus comment chacun interprète une seule et même histoire, et ce livre est parfait pour ça. J’ai directement enchaîné avec Alice de l’autre côté du miroir, ce qui n’était pas une bonne idée du tout. En effet, même si on peut lire entre les lignes et que C.W. Lewis écrit vraiment bien, Alice ça reste une lecture un peu lourde vu que c’est énormément d’absurde. Une centaine de pages ça passe très bien, mais les deux livres accumulés en font plus de 250 et là ça devient un peu compliqué. En plus, je ne trouve pas que le second tome apporte vraiment quelque chose de nécessaire à l’histoire. Je ne vous conseillerai donc pas nécessairement de le lire, mais si vous le faites, faites une pause entre les deux !

          Pour finir, j'ai lu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, D'Harper Lee, dont je vous avais déjà parlé dans l'article sur les classiques de la littérature que j'aimerais lire. Je suis ravie de l'avoir enfin lu, parce que ce livre est vraiment génial! En le fermant, j'ai vraiment eu ce sentiment de "je comprend sa place dans les rangs des classiques". Le début me faisait un peu peur, et même quelques passages vers la fin du livre, parce qu'on a vraiment du mal où l'auteur veut en venir avec son histoire. Au final, tout se regroupe, rien n'est laissé au hasard, mais c'est vrai qu'on peut facilement se perdre dans les intrigues, je n'ai d'ailleurs retenu que cinq prénoms de toute l'histoire. Cependant, le livre n'en reste pas moins génial! Choisir le prisme d'une enfant de moins de dix ans est vraiment une idée brillante, parce que du coup, on n'a pas une violence brute vu qu'elle ne comprend pas toutes les implications de ce qui se passe en face d'elle, mais nous oui et c'est une manière très intelligente de nous dresser le tableau des Etats unis dans les années 1930. La scène du procès est particulièrement marquante, déjà pour les horreurs qui s'y passent, mais aussi pour les réactions de Jem qui a donc 13 ans et qui commence à comprendre l'injustice et la violence de son monde. Ajoutez à cela une plume sans faille, vous avez un livre qui se doit de rejoindre votre pile à lire. 

     

    Album

    Trench, Twenty One Pilots

         Bilan Culturel | Février 2019 Ce mois-ci, j’ai écouté quelques chansons de l’album de Disiz la Peste, mais je vous renvoie à un article de Padfoot qui en parle bien mieux que moi ! Je vais consacrer cette partie sur le dernier album de Twenty One Pilots, Trench, qui a rythmé mon mois, pour la simple et excellente raison que je vais les voir ce samedi en concert (oui, j’ai pris ma place en août mais je me suis plongée dans l’album que ce mois-ci) ! Je suis si heureuse, je n’attends sincèrement que ça depuis début février. Déjà, parce que je les adore, mais aussi parce que j’ai hâte de voir cet album sur scène. C’est, je pense mon album préféré du groupe (même si l’aspect nouveauté doit beaucoup jouer dessus), et la chanson Pet Cheetah arrive presque à détrôner The Judge dans mon cœur, presque, mais c’est déjà beaucoup au vu de mon amour pour The Judge. J’aime absolument toutes les musiques de cet album, avec une préférence pour Smithereens, The Hype, Chlorine et Nico and the Niners. Attendez-vous donc à voir leur concert dans mon bilan culturel de mars, avec pleins de cœur autour. 

     

    Autres

    Paris Is Burning, réalisé par Jennie Livingston

          Il y a bientôt un an, je suis tombée dans l’engrenage de Ru Paul Drag Race, et depuis est né une obsession pour ceBilan Culturel | Février 2019tte émission (qui fera l’objet de deux articles, restez connecté comme on dit) mais plus largement de tout l’univers des bals. C’est comme ça que j’ai commencé la série Pose, que je ne cesserai de citer et de recommander, et comme ça que j’ai vu le reportage Paris is burning, réalisé par Jennie Livingston (disponible sur netflix). Il était dans mes recommandations netflix, mais Violet Chachki l’avait recommandé pour les personnes qui voulaient en savoir plus sur cet univers. Le reportage se concentre sur les bals des années 1980 à Harlem et explique vraiment tous ses aspects : du voguing, aux lectures », à l’idée de « realness » en passant par le système des maisons. Si vous avez vu Ru Paul Drag Race, comme beaucoup depuis que c’est sur netflix, ce reportage vous permettra de comprendre toute l’origine de l’émission. La réalisatrice donne la voix à beaucoup de personnes très différentes, des mères comme des enfants de différentes maisons, des drags queen, mais aussi des personnes transsexuelles, des drags queen de l’ancienne école et des nouvelles. Livingston n’a pas peur d’aborder certains sujets plus sensibles, comme la prostitution et le vol qui sont très présents dans ses milieux aussi. Tout ce qui est dit est intéressant, c’est un véritable bijou ce reportage. Je en paraphrasant les paroles d’Indya Moore dans une interview (une des actrices de pose, regardez d’ailleurs leurs interviews elles sont toutes très intéressantes) sur l’importance de reconnaître et d’apprendre l’origines des choses comme le voguing. Pour paraphraser, elle explique que les personnes appartenant à la communauté LGBTQ+ ont été rejetés pendant si longtemps de la société, jusqu’au point où ils se sont créé leurs propres mondes, et maintenant tout le monde veut une part de ce monde. Je pense que c’est très important, notamment avec l’explosion de Ru Paul Drag Race, de savoir d’où vient ce monde et qui l’a construit. 

     

    Films

    Steve Jobs | La môme | Masters & Commander | Desierto | Dragon 2 & 3 | 12 years a slave | The Piano

          Bilan Culturel | Février 2019Encore une fois, comme j’ai deux cours accès sur le cinéma, j’ai vu pas mal de films, donc je vais aller assez rapidement dessus. Commençons par le négatif, j’ai vraiment détesté Steve Jobs. Je déteste la personne qu’est Steve Jobs, ce qui n’aide pas, mais il est totalement possible d’aimer un film sans aimer le personnage principal. Ajouté à ça une scène finale où tout est mis en œuvre pour présenter Steve Jobs comme un héros et pas un si mauvais gars au final parce qu’il a gardé le dessin que sa fille a fait quand elle avait 5 ans, c’est un non pour moi. Le film se construit autour de trois lancements de produits, où juste avant Steve enchaîne les confrontations avec différents personnages. Ca rend un film très hachuré, avec trop d’enchaînements où on n'a pas le temps de se poser. Le premier lancement aurait pu être gardé en introduction de film, mais basé tout le film sur cette structure ne marche pas pour moi. Ajouté à ça une scène finale où tout est mis en œuvre pour présenter Steve Jobs comme un héros et pas un si mauvais gars au final parce qu’il a gardé le dessin que sa fille a fait quand elle avait 5 ans, c’est un non pour moi.

          Je vais passer rapidement sur Desierto, qui est objectivement bien, les images sont belles, le rythme est bien tenu, le sujet est bien traité, mais je ne suis juste pas rentrée dedans. Pareil pour 12 year a slave, malgré une violence qui devrait nous impliquer dans le film, je suis restée assez en dehors. D’un point de vue historique, je suis assez partagée entre le fait qu’ils aient bien représenté les violences faites aux femmes esclaves, notamment les multiples agressions sexuelles, dont on ne parle pas assez quand on parle d’esclavage, et le fait qu’il y ait une glorification un peu trop poussée du nord, parce que même si oui le nord n’était pas esclavagiste, le racisme était quand même bien présent alors voir un personnage noir ayant du succès dans le nord, c’est un petit non quand même. Pour rester sur une note historique, j’ai vu master & commander dont je n’attendais pas grande chose et qui s’est révélé plutôt bien. L’immersion est complètement réussie, le film aborde plusieurs thèmes très intéressants notamment celui de la hiérarchie et le côté visionnaire du chirurgien. Le Royaume-Uni est un peu trop idéalisé, et le personnage principal un peu trop héroïque, mais hormis ça, je n’ai vraiment rien à reprocher au film. Pour finir sur les films vus pour mes cours, j'ai regardé The Piano! Le film est très long, et c'est tout ce que j'ai à lui reprocher, parce que tout le reste est génial. Le renversement des standards de séduction avec deux hommes vulnérables, la relation mère/fille avec l'interprétation de la fille qui est parfaite (et qui a d'ailleurs valu à Anna Paquin un oscar, faisant d'elle la plus jeune lauréate à avoir reçu un oscar). Mais aussi la complexité du personnage principal et sa recherche de voix. J'aurais préféré que le film s'arrête avant les dernières images qui font un peu trop happy ending, mais sinon ce film vaut vraiment le coup.

          Enfin, je finis avec les films que j’ai regardés en dehors du cadre de mes cours. J’ai enfin vu la môme que j’ai bien aimée ! Je pense que je l’aurai vraiment beaucoup aimé s’il avait été plus court, et avec un autre montage, parce que le découpage présent/future/passé n’apportait pas grande chose à l’intrigue selon moi. Mais hormis ça j’ai vraiment beaucoup aimé le film, la prestation de Marion Cotillard est folle. On la reconnaît vraiment très peu et elle embrasse totalement le personnage d’Edith, c’est vraiment fou. Certaines scènes sont déchirantes d’intensité (quandBilan Culturel | Février 2019 son père la récupère, quand le crash d’avion arrive). Enfin bref, c’est un biopic sur Edith Piaf alors forcément, j’allais adorer. Last but not least, j’ai pu finir la saga dragon en regardant le 2 et le 3. Je suis vraiment impressionné et stupéfaite de cette saga, tant les trois films sont de qualités égales. Je pense que c’est vraiment une, voir la meilleure, saga animée que j’ai pu voir. Les personnages sont super attachants, la relation dragon/humain est complexe et bien travaillée et les images sont splendides (surtout toutes les scènes avec les centaines de dragons). Seul point négatif, les méchants sont vraiment très peu intéressants, on nous en parle comme de super méchants super fort et au final, ils se font battre assez rapidement, et même leurs backgrounds sont très classiques. Mais on oublie très vite ce détail avec le final de la saga. C’était la meilleure fin possible, j’étais à la fois si triste et si contente de la conclusion de cette aventure que j’en ai pleuré pendant longtemps. Alors si vous n’avez pas encore vu Dragon, foncez. 

     

     

          Voilà, j’en ai fini de ce long bilan culturel. Globalement, j’ai eu moins de coups de cœurs que le mois dernier, surtout en termes de film. Mais Paris is burning + l’album de twenty one pilots illuminant tout ce bilan ! Je vous donne rendez vous le mois prochain pour un nouveau bilan culturel, en attendant vous pouvez me partager en commentaire ce que vous avez vu/lu/écouté ce mois-ci ! 

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  •       J’ai décidé de me lancer dans les bilans culturels à chaque fin de mois pour pouvoir partager et garder une trace de ce que j’ai « consommé » dans le mois, mais qui n’est pas sujet à un article entier (soit parce que déjà très connu, soit parce que je n’ai pas grande chose à dire dessus à part, « c’est fantastique »). Je vais principalement parler séries/films/musiques/livres. Ce mois-ci j’ai aussi beaucoup écouté de podcasts, mais un article entièrement consacré à ce sujet arrive la semaine prochaine ! 

     

    Séries

    Peaky Blinders | Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire | Bodyguard

    Bilan culturel | Janvier 2019      Commençons par les séries parce que c’est ce que je consomme le plus (même si une de mes bonnes résolutions est de me concentrer plus sur les films). En plus des séries qui sont en cours, j’ai donc commencé/finit trois séries. Dans l’ordre chronologique, j’ai enfin commencé Peaky Blinders ! Avec Padfoot, nous avons regardé la saison 1 et je dois dire que je suis assez mitigé. J’adore l’ambiance de la série, l’esthétique, l’humour, être plongé au milieu de trois groupes « dissidents » (communistes, IRA, gangsters). Vraiment, les premiers épisodes m’ont bluffé. Mais un énorme problème se pose pour moi, le personnage de Grace. Le surjeu de l’actrice, les phrases niaises au possible, le fait que le personnage ne se fonde pas dans le décor des années 20, tout ça me sort de l’histoire et rend la crédibilité très bancale surtout qu’on voit l’histoire d’amour arrivé à 10 000 km et qu’elle va trop rapidement, du coup au final même Tommy qui est un bon personnage de base finit par tomber dans cette écriture peu crédible. Du coup même si j’aime beaucoup l’univers et les ¾ des personnages, cette histoire d’amour qui prend en plus beaucoup de place ne me donne pas envie de foncer sur la saison 2. 

          Sur une note beaucoup plus joyeuse, j’ai vu la dernière et ultime saison des orphelins Baudelaire, et je l’ai adoré ! C’est pour moi la meilleure saison de la série, on peut enfin vraiment admirer l’évolution des personnages et sortir du schéma instauré dans les deux premières saisons. J’avais un peu peur pour la fin parce que je savais que les livres ne répondaient pas à la plupart des questions posées et qu’ils n’offraient pas une fin fermée. La série rattrape un peu ça et si la fin n’est pas totalement satisfaisante en même temps, je me dis qu’il n’y avait aucun moyen d’offrir une fin complètement satisfaisante. En revanche, la fin du personnage du comte Olaf est juste fantastique, ils sont pris pleins d’éléments qui sont clichés, vu et revu, et pourtant, c’est tellement bien fait qu’on y croit. Cette série est vraiment fantastique foncez.

          Pour finir, j’ai regardé la saison 1 de bodyguard et je suis très mitigé. Il y a pleins de choses qui me dérangent dans cette série. Premièrement ça, c’est très personnel, mais j’ai vraiment du mal quand des séries/films traitent du terrorisme actuel. Je savais que ça allait parler de ça et j’ai quand même décidé de regarder la série donc ce n’est pas la faute de la série, mais Bilan culturel | Janvier 2019ça a déjà instauré un petit sentiment de malaise. Ensuite la série dans l’épisode 1 introduit pleins de sujets auxquels elle ne donne absolument pas de suite. Mais le pire, le pire du pire, c’est l’introduction d’une histoire d’amour. Comme Peaky Blinders, pourquoi toujours vouloir mettre des histoires d’amour ? Surtout si elles sont aussi mal faites. Tout se passe en deux épisodes, on passe d’une relation vachement distante froide à une relation très intime, très personnelle, c’est n’importe quoi. Le personnage principal semble oublier tous ces désirs de revanche et toute sa haine, ce n’est absolument pas crédible. Mais. Le dernier épisode du début à la fin est génial. Les deux révélations de fin m’ont laissé sur les fesses. Je ne m’y attendais absolument pas et je trouve que la série fait vraiment un coup de génie en ce qui concerne qui a créé les bombes. Cet épisode fait prendre un autre tournant à la série et bien que ça n’efface pas tous ses défauts, je vous la recommanderais quand même. 

     

    Livres

    Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb | Frankenstein, Mary Shelley

    Bilan culturel | Janvier 2019      J’ai passé les ¾ du mois sur les routes d’Irlande et d’Irlande du Nord, et j’ai fait l’erreur stupide de ne prendre qu’un livre avec moi. Ce qui fait que je n’ai lu que deux livres, mais c'est déjà ça!. Le premier livre est l’odeur de l’assassin d’Amélie Nothomb. J’adore cette autrice, je vous ai d’ailleurs déjà parlé de son livre frappe toi le cœur, qui était un véritable coup de cœur pour le coup. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour ce livre-là. L’odeur de l’assassin, c’est l’histoire d’un auteur très connu complètement misanthrope, qui vit reclus chez lui et qui ne donne jamais d’interview. Mais en apprenant qu’il est condamné à mourir dans quelques mois, il accepte d’ouvrir ses portes aux journalistes. 5 chapitres pour 5 interviews. Les trois premiers chapitres m’ont convaincu, Amélie Nothomb se lance dans un exercice de style en basant la quasi-totalité de son livre sur des dialogues. Les trois premiers chapitres sont fluides, on déteste cet auteur, mais on ne peut s’empêcher d’admirer son esprit et sa malice. Malheureusement, la suite du livre échoue à suivre ce bon début. Les dialogues deviennent plus lourds, l’auteur de plus en plus détestable, mais surtout tout l’aspect finesse d’esprit disparaît et laisse place à des discours que votre oncle Gégé pourrait avoir aux repas de famille. Alors ça peut être un choix de l’autrice, au fur et à mesure, on découvre qui il est vraiment, un être assez pathétique, complètement fou. Et je dis pourquoi pas, mais la fin ne va pas dans ce sens, au contraire pour moi, elle finit par donner raison à l’auteur d’une certaine manière, ce qui m’a énormément dérangé. Ce n’est pas un mauvais livre, mais pour moi Nothomb a trop privilégie la forme en voulant absolument donné à ses dialogues un côté très intellectuel (qui donne pour le coup à la fin un côté très hautain et très, on parle pour ne parler pas pour dire des choses) et a délaissé le fond. 

          Le deuxième livre, que j'ai fini ce matin même, est Frankenstein de Mary Shelley. Grand classique, il fait parti des histoires qu'on connaît sans vraiment connaître. J'ai été donc très surprise par le récit et la tournure des événements. Le livre mélange les récits entre celui du marin qui récupère Frankenstein, celui de Frankenstein et celui de sa créature. Le début de la lecture a été un peu rude parce qu'on suit le personnage de Frankenstein qui au début me sortait par les yeux et que je trouvais très ennuyeux, mais à partir du moment où la "créature" commence son récit, j'ai vraiment eu du mal à lâcher l'histoire. C'est passionnant, ça résonne avec pleins de questions et de débats sur les limites de la science, mais aussi qu'est ce qu'être humain ? Et on enchaîne avec la descente aux enfers de Frankenstein qui rend le personnage beaucoup plus attachant et humain. Une de ses dernières tirades qu'il adresse aux marins sur le courage est un des meilleurs passages du livre pour moi. Alors oui, j'ai trouvé plusieurs défauts au livre, ce début très long, une créature qui parvient à maîtriser un niveau de langue assez fantastique ce qui n'est pas très réaliste et un retournement trop rapide et trop peu expliqué de Frankenstein au moment où il finit son œuvre. Mais tout cela n'altère pas à la grandeur de ce livre, que je vous conseille de lire en VO si vous le pouvez, pour apprécier le talent de Mary Shelley. 

     

    Musiques

    Jeanine, Lomepal | Musiques de pub Irlandaises

          Le mBilan culturel | Janvier 2019ois dernier, j’avais commencé le nouvel album de Lomepal et je n’avais pas été convaincue. Je l’ai réécouté ce mois-ci avec Padfoot et au final, je l’aime vraiment bien. J’admets que j’ai pu être influencé à la première écoute par le fait que je n’aime pas beaucoup le personnage de Lomepal, mais que puis-je dire, j’adore sa musique. Je ne vais pas m’étaler dessus parce que je n’ai pas grande chose à dire excepté qu'il y a une diversité assez impressionnante de tonalité, il mélange bien rap et chant, hormis quelques phases un peu étranges la plupart de ses musiques relèvent de la poésie. Bref un très bon album. J’ai surtout vraiment beaucoup aimé le vrai moi, trop beau et c’est beau la folie ! 

          Ensuite, mes parents, mon oncle et ma tante sont venus me voir 10 jours en Irlande, avec une idée en tête : écouter de la musique traditionnelle dans des pubs. En 10 jours, j’ai écouté plus de musiques traditionnelles qu’en 4 mois ici. Et je dois dire que oui, ce sont des musiques parfaites pour les pubs pour que tout le monde reprenne les refrains en chœur, mais elles s’écoutent parfaitement en dehors des pubs ! Mes préférées ne sont pas du tout originales, mais je vous les partage quand même parce que concrètement avant de venir en Irlande, les seules musiques irlandaises que je connaissais, c’étaient celles des Pogues ! Donc il y a Tell Me Ma, des Sham Rock ; Whiskey in the jar de the Dubliners et ma préférée de toutes Galway Girl de The Kilkennys.

     

    Films

    Les mondes de Ralph |Shining | Whiplash | Million Dollar Baby | Les Suffragettes | Imitation Game | Sleepy Hollow | Citizen Kane

    Bilan culturel | Janvier 2019      Ce mois-ci avec Padfoot, on a profité d’être ensemble pour rattraper des classiques, j’ai aussi commencé une soirée film hebdomadaire et j’ai pris deux classes axées sur le cinéma, ce qui fait que j’ai regardé beaucoup plus de films qu’à mon habitude ! Je vais donc essayer d’aller à l’essentiel pour ne pas faire durer l’article trop longtemps ! Au cas où vous ne teniez pas toute cette partie, je vais commencer par le film qui pour moi doit absolument être vu, Imitation Game. Déjà, c’est un biopic, donc forcément, il a une place spéciale dans mon cœur. Le film est intéressant, beau mais plus important encore il est important. Je meurs d'envie de vous raconter l'histoire d'Alan Turing, parce que son nom doit être connu. Il a aidé considérablement le monde et est mort dans l'ignorance la plus totale. La reine Elizabeth II la gracié, c'est cool mais ça ne suffit pas, maintenant il faut porter son nom.

          Pour reprendre un ordre chronologique, j’ai commencé avec les mondes de Ralph, dont je n’avais jamais entendu parler et que j’ai beaucoup aimé. Des références à la pop-culture, aux révélations qui m’ont pour le coup surprise (chose assez rare dans des dessins animés), à l’esthétisme travaillée des différents mondes, je trouve très peu à redire à ce film. J’ai surtout beaucoup aimé Philippe, qui est assez ridiculisé dans sa figure de héros, mais c’est ce qui le rend très attachant ! J’ai ensuite vu les suffragettes, qui m’a aussi beaucoup plus. D’un point de vue esthétique, on est loin des classiques qui vont suivre, mais en termes d’histoire, il vaut vraiment le coup. Même pour moi qui connaissais déjà assez bien le mouvement des suffragettes, le film arrive à nous plonger au cœur de la lutte. Le choix de suivre une militante lambda et non pas la leader du mouvement est assez judicieuse puisque ce sont des femmes comme elles, qui ont tout abandonné pour la lutte, qui ont réellement permis la victoire. 

          Je rassemble Shining, Whiplash et Million Dollar Baby ensemble parce que je les ai vus dans la foulée et j’ai un avis assez similaire pour ces trois films. Des classiques, et je comprends pourquoi parce que je les ai trouvés honnêtement sans défauts. J’ai eu du mal à les départager pour choisir mon préféré, mais j’ai réussi ! Cinématographiquement parlant, j’ai conscience que le « meilleur » (une notion très superficielle en soit.) est Shining. Pour toute l’innovation qu’il présentait à l’époque de sa sortie, pour l’impact qu’il a eu sur le monde du cinéma, pour le travail sur les décors et les jeux d’acteurs. Et au-delà de cette considération place dans le cinéma, j’ai réellement été très surprise d’autant aimé ce film. Je m’attendais à un film d’horreur, mais ça va bien au-delà de ça (je vous mets ici le lien d’un article très intéressant sur une des centaines de théories sur ce film.). Shining est donc le meilleur, mais ce n’est pas mon préféré. Million Dollar Baby est aussi exceptionnel encore une fois pour le jeu d’acteurs, pour le développement de la relation coach sportif, mais surtout pour cette volonté de « faire quelque chose de sa vie ». Mais contrairement aux autres il y a quand même quelque chose qui me gêne dans ce film, et c’est le rôle de Morgan Freeman. L’acteur est fantastique, bien évidemment, mais comme dans tant de films, il joue l’homme sage qui conte l’histoire en voix off. Je n’ai pas arrêté de me faire la réflexion devant le film, surtout au moment où on le voit sortir de la pénombre dans un couloir, où il observait tout ce qui se passait. Ce passage n’est simplement pas crédible. Il ne reste plus qu’un film, mon préféré, Whiplash. Je ne vais pas m'attarder dessus parce que concrètement, je n'ai que des éloges à faire sur ce film. On a beaucoup salué la performance de J.K Simmons, mais personnellement j'aimerais m'arrêter sur celle de Miles Teller qui est assez extraordinaire, arrivant à nous plonger dans des longues scènes de batterie qui pour un non-fan pourrait sembler une éternité. Le voir dans ce genre de rôle ça change, et ça fait plaisir. Le sujet du film est très bien traité, c'est quelque chose qu'on entend souvent le "il me pousse, mais c'est pour mon bien" et ici on voit tous les dessous néfastes et malsains de cette logique. J'ai vu certains avis disant que la fin renversée cette "morale", pour moi ce n'est pas le cas (je ne vais pas développer ici parce que ça serait totalement spoiler) la fin s'inscrit dans le développement du personnage de Miles Teller et de son émancipation artistique. Whiplash s'inscrit dans mes films préférés de tous les temps, donc si vous ne l'avez toujours pas vu, qu'attendez vous ?

          Je n’ai malheureusement pas beaucoup aimé Sleepy Hollow. L’esthétique de Burton sauve le film avec deBilan culturel | Janvier 2019s scènes plus que magnifiques (je pense surtout à celle où la mère du personnage principal danse et vole.) mais le trop-plein de niaiserie, qui est sûrement un choix, m’a complètement laissé en dehors du film et m’a fait beaucoup trop de fois rire. J’ai aimé la révélation finale, mais encore une fois ça n’a pas suffit à sauver le film. Pour finir, j’ai vu Citizen Kane et je suis très mitigé sur ce classique. Effectivement, pour l’époque (1943) la technique est folle, il y a pleins de plans magnifiques que j’ai hâte d’étudier en cours. Personnellement j’adore les flash-back et le film en est remplie donc j’étais comblé, le personnage de Kane est très complexe et c’est passionnant de passer au travers de ses différentes relations pour le comprendre. La scène finale révélant ce que signifie Rose Buttom m’a conquise, mais il aurait fallu couper une demi-heure au film pour qu’il soit vraiment bien. C’est un peu triste à dire parce que l’histoire est vraiment bien construite, mais c’est long, très long, trop long. On peut facilement déconnecter et perdre tout intérêt pour l’histoire. 

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  •      Dernier article de l’année ! Pour l’occasion, j’ai décidé de revenir sur mes films préférés de cette année, sachant que je compte ceux qui sont sortis au cinéma cette année, mais aussi des classiques que j’ai seulement vus cette année. Petite précision importante, il s’agit de mes films préférés et non pas des « meilleurs » films. Adjectif qui est toujours désuet parce que personne ne peut vraiment dire qu’est ce qui est le meilleur. Mais ici, je fais bien la distinction parce que j’ai conscience que certains des films présents ne sont pas d’une qualité exceptionnelle, mais je les ai adorés de manière parfois irrationnelle, ce qui fait que je les retiens plus que certains films qui sont pourtant objectivement plus intéressants. Sans plus de blabla, commençons. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦9♦

    Good Will Hunting, de Gus Van Sant

    << Will Hunting, jeune marginal autodidacte, gagne sa vie en balayant les couloirs du MIT de Boston, haut lieu de la recherche scientifique américaine. S'il aime se bagarrer et fréquenter les cafés mal famés avec Chuckie et sa bande, il n'en soigne pas moins son quotient intellectuel, qui est d'ailleurs exceptionnel. Ainsi, il parvient à résoudre en un rien de temps une équation que le professeur Lambeau a jetée sur le tableau pour torturer les méninges de ses élèves. Cet exploit attire sur lui l'attention du corps professoral. Lambeau s'engage à prendre en charge le jeune rebelle et à lui trouver un psychothérapeute à la hauteur de ses problèmes... >>

     

          Je pars du principe qu’un film avec Robin Williams est un bon film, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il y a plein de petites choses qui ne m’ont pas forcément convaincu ou qui auraient pu être mieux travaillé. Je pense à la relation amoureuse de Will qui commence bien, mais dont le développement est trop rapide. Je pense aussi que par certains côtés le film a un peu mal vieillit. Parce que bon la figure de l’ado/adulte qui gâche son potentiel à cause de son enfance torturée, on la connaît. Mais malgré certaines facilités où mes yeux se sont levés au ciel, Will a quelque chose qui le rend attachant au-delà de son côté caricatural, et je pense que le jeu de Matt Damon y fait pour beaucoup. Malgré ces petits défauts, le film reste vraiment très bien. Étonnamment pas pour le personnage de Robin Williams, qui on s’entend est génial, la scène où il raconte comment il a rencontré sa femme est une des meilleures. Mais moi ce que j’ai vraiment préféré dans ce film, ce sont les personnages secondaires. J’ai adoré le meilleur ami de Will interprété par Ben Affleck, qui est heureux dans sa vie, mais qui considère que son meilleur ami est destiné à une autre vie et qui est prêt à le laisser partir. Et surtout, j’ai adoré le personnage de Stellan Skarsgard, ce professeur qui essaie d’aider un jeune homme talentueux de manière maladroite, et qui est en même temps torturé (c’est un mot un peu fort, mais vous comprenez ce que je veux dire) à l’idée qu’un jeune homme arrive si facilement à faire ce qui lui demande personnellement tant de travail. La scène où il se précipite pour essayer de sauver la feuille avec la solution d’un problème qui n’a jamais réussi à résoudre est encore une fois une des plus belles. J’aurais aimé qu’on développe encore plus cet aspect, appuyé sur cette passion pour les mathématiques et la douleur de savoir que peu importe à quel point il travaille, il y aura toujours meilleur que lui. Pour ces personnages, will hunting mérite la neuvième place.

     

    Top 9 films 2018

    8

    A star is born, de Bradley Cooper

    << Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin… >>
     

          Je suis allée voir ce film sans avoir lu aucun résumé et vu aucune bande-annonce. Tout n’a donc été que surprise pour moi, et quelles bonnes surprises ! Sans vous spoiler évidemment, j’ai adoré le tournent que prend le film, oui, c’est évidemment l’histoire d’un début de carrière pour le personnage interprété par Lady Gaga, mais c’est bien plus que ça. J’ai trouvé le film d’autant plus percutant du fait qu’il soit sorti quelques mois après l’overdose de Mac Miller. Certains de ses fans ont accusé Ariana Grande, son ex petite amie, de ne pas l’avoir sauvé de son addiction. On retrouve ce schéma et ces questions dans le film, avec la conclusion de le seul qui est responsable, c’est celui qui prend la drogue, pas son•a petit•e ami•e. Il y a évidemment quelques défauts : les passages musicaux prennent beaucoup de place du coup, l’histoire passe vite et il aurait peut-être fallu quelques autres scènes pour comprendre le lien du couple, l’histoire avec le frère est un peu brouillonne et il y a quelques facilités. Mais pour moi, aucune de ces choses n’a d’importance tant j’ai aimé le film. Le jeu d’acteur est fou, certaines scènes m’ont tellement touché/marqué (je pense surtout à celle lors de la remise de prix.), les personnages sont touchants et malgré tout, on y croit à leur histoire d’amour. En plus de ça la BO est géniale, j’avoue ne pas avoir trop accroché aux musiques de la seconde partie du film, avec le tournant pop, mais la première partie (black eyes , shallow, maybe it’s time, always remember us) est un cadeau pour les oreilles et pour les yeux parce que les scènes de concert sont magnifiquement exécutées. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦7♦

    Avengers: infinity war, de Anthony et Joe Russo

           Ce choix est très très discutable soyons honnêtes. Non, infinity war n’est définitivement pas le meilleur film que j’ai vu cette année, ni même le septième, mais c’est définitivement un de mes préférés. J’étais fâché avec les marvel depuis tellement longtemps. À dire vrai, il y en a très peu qui m’ont plut depuis le premier avengers, j’ai pu en apprécier certains comme les gardiens de la galaxie 2, ant man, docteur strange, mais sans plus. Je partais avec vraiment peu d’attentes pour ce film donc, et ça a grandement joué dans ma surprise ! Je l’aime peut-être autant que le premier avengers, c’est beaucoup dire ! Thanos est le méchant le mieux travaillé de la saga, la dose d’humour est assez bien dosée, ils ne précipitent pas l’histoire comme à leurs habitudes (vif d’argent toujours dans mon cœur), les scènes de combats sont magnifiques, bref, c’est vraiment du grand spectacle bien mené. Bien sûr, on peut lui trouver pleins de défauts, comme l’inexistence à l’écran de certains personnages ou la rapidité avec laquelle Thanos récupère certaines pierres. Mais j’ai tellement passé un bon moment devant, et c’est devenu tellement rare avec Marvel que je me devais de le mettre en avant. 

     

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    ♦6♦

    Black Swan, de Darren Aronofsky

    << Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...>>
     

          Grand Classique à mes yeux que j’ai enfin vu ! Il faut savoir que j’ai de plus en plus de mal à me plonger dans un film complètement, surtout s’il est long, sans faire autre chose à côté. Ca a été très facile avec Black Swan parce que l’atmosphère du film est tellement prenante qu’il est difficile de s’en détacher sans altérer au plaisir du visionnage. C’est un sentiment vraiment étrange qu’on ressent devant ce film, parce que c’est n’est pas à proprement parlé un film d’horreur, mais en même temps, il créait un sentiment oppressant, flippant, où on est mal à l’aise. Ce n’est pas un sentiment très agréable, mais je trouve ça impressionnant que le film arrive à nous faire ressentir ça à ce point sans en faire trop. J’ai un avis assez mitigé sur Natalie Portman, mais pour le coup elle fait un travail extraordinaire, vraiment elle embrasse les problèmes mentaux de son personnage, elle ne surjoue pas bref elle est parfaite dans son rôle. La scène finale est à couper le souffle, c’est une belle apothéose pour ce film qui n’aurait pas pu finir autrement. Pour conclure, Black Swan mérite sa place au rang des classiques. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦5♦

    Les crimes de Grindelwald, de David Yates

           C’est une place très haute, il est vrai. En termes de qualité, on pourrait totalement critiquer le fait qu’il soit devant Black Swan, mais comme infinity war, les crimes de Grinderwald relève du côté sentimental, et on peut difficilement combattre ça. Je sais que ce film a reçu beaucoup de critiques, notamment de la part de fan d’Harry Potter, et sincèrement, j’écoute, mais je ne comprends pas. Oui, il y a des petites incohérences pour du fan-service et la fin est un gros non pour moi. Mais sincèrement est ce que la présence de 20 secondes de McGonagall ou la fin qui sera expliqué dans les prochains films gâchent ce film ? Non. Je trouve des défauts au film évidemment, l’intrigue des Lestrange est un peu brouillonne, j’ai peut-être un peu de mal avec l’incarnation de Dumbledore en beau gosse en costume gris moulant, et le jeu de Zoe Kravitz n’est pas génial, faisant tomber certaines scènes à plat. Mais est ce que ça gâche le film ? Non. Ils ont réussi, comme dans le premier, à retranscrire l’univers et la magie d’Harry Potter, et rien que ça, c’est fantastique. Je suis tellement heureuse de voir adapter cette histoire, parce que le passé de Dumbledore est un des passages les plus intéressants du septième tome, et j’étais dégoûté de le voir autant effacé dans le film. C’est une histoire riche, qui mérite du temps à l’écran ! Effectivement, il y a beaucoup d’arcs narratifs différents, et on apprécie sans doute mieux le film quand on se souvient bien des livres et des films, mais même sans ça, ça reste un film grand spectacle de qualité. J’ai personnellement adoré toutes les références, parce que oui, il y a une part de fan service, mais il y aussi une part juste origines de la saga HP. Ce film m’a fait replonger dans l’univers sans en gâcher le goût (l’enfant maudit, tu es visé) et pour moi, rien que ça mérite d’être salué. Si on ajoute une histoire intéressante, qui tient à 95% la route, avec des personnages attachants et une belle réalisation, pour moi ce film gagne la cinquième place. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦4♦

    Three Billboards outside Ebbing, Missouri, de Martin McDonagh

    << Après des mois sans que l'enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville. >>
     

          On est allés voir ce film un peu par hasard avec mes amies, et comme on dit le hasard fait bien les choses. Je ne sais pas par où commencer tellement le film à de qualités. On va donc commencer par sa principale, ses personnages, particulièrement ceux de Mildred et Dixon. Mildred est la femme qui mériterait d’apparaître sur une illustration de « fight like a girl », parce que rien ne pourrait l’arrêter dans sa quête de justice. Elle se prend les pires retours de bâton possible, mais elle se relève pour donner des coups aussi violents. L’écriture du personnage est très bien faite parce qu’à aucun moment, on se dit que c’est trop, que ce n’est pas réaliste, etc. Non, on y croit du début à la fin, notamment grâce au talent de Frances McDormand, et on est juste impressionné par le courage et la volonté de cette femme. Dixon est totalement différent, mais est aussi un bel exemple d’une écriture réussie. Dixon, il est homophobe, ignorant, violent, sexiste. Bref, il accumule pas mal de tares. C’est difficile à décrire sans spoiler, mais son évolution est si bien maîtrisée parce qu’on ne tombe pas dans « le méchant devient un gentil », on n’oublie pas tout ce qu’il a fait avant, mais oui à la fin du film, il est touchant, on a de la peine pour lui et on nous suggère qu’il pourrait avec le temps s’améliorer et se repentir. Ces deux personnages sont pour moi le plus gros point fort du film, mais il y en plein d’autres : il parle de pleins de problématiques sociales (l’homophobie, le sexisme, les violences domestiques, le racisme, les discriminations envers les personnes avec un handicap, etc.) sans que ça soit étouffant, les acteurs évidemment, l’humour (beaucoup de tensions dans ce film, mais aussi beaucoup d’humour) etc. Three Billboards a, à ma connaissance, eu un grand succès aux Etats-Unis, et mérite d’avoir le même en France. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦3♦

    La promesse de l'aube, de Eric Barbier

    << De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie… >>

     

          Comme vous le savez peut-être (parce que je le répète tout le temps) mon genre de film préféré est le biopic. J’en ai vu pas mal cette année et pourtant, il n’y en a qu’un présent dans cet article, et pour cause, c’est le seul biopic vu en 2018 qui entre dans ma catégorie très sélective des biopics indétrônables. Je ne vais pas m’étaler dessus parce que je vous en ai déjà parlé dans cet article-là. Pour résumer, j’ai adoré l’interprétation de Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg dont pourtant, je ne suis pas fan d’habitude. Je trouve que le film est très intense et très émouvant, certaines scènes (encore une fois celle de l’avion) sont mémorables. Le choix scénaristique (bon, c’est basé sur un livre donc on ne peut pas vraiment parler de choix, mais vous m’avez compris) de ne pas se concentrer sur la vie de Romain Gary de manière basique, mais au travers du prisme de sa relation avec sa mère, rend le tout encore plus émouvant et offre un portrait encore plus pertinent de l’homme puisque pour lui en tout cas, pour comprendre l’homme, il faut comprendre sa mère. Pour finir, je dirai que ça fait plaisir de voir un film français aussi haut dans mon classement !

     

    Top 9 films 2018

    ♦2♦

    Dunkerque, de Christopher Nolan

    << Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, environ 400 000 soldats britanniques, canadiens, français et belges se retrouvent encerclés par les troupes allemandes dans la poche de Dunkerque. L'opération Dynamo est mise en place pour évacuer le Corps expéditionnaire britannique (CEB) vers l'Angleterre.L'histoire s'intéresse aux destins croisés des soldats, pilotes, marins et civils anglais mobilisés pour leurs bateaux durant l'opération Dynamo. >>

     

          Ce film, j’en ai entendu parler absolument partout lors de sa sortie, tout le monde me le recommandait et j’ai mis longtemps à le voir parce qu’il était plus à l’affiche au moment où je m’étais décidé à y aller. Par chance, mon cinéma a organisé deux semaines de rediffusion des succès de 2017 et du coup, j’ai eu l’occasion de le voir sur grand écran. Je sais que ça va être compliqué maintenant, mais je vous conseille de le voir sur grand écran parce que ça permet une immersion totale. J’ai absolument tout aimé dans ce film ! Le choix de narration avec plusieurs temporalités jusqu’au sauvetage, l’importance du son avec notamment les explosions, le jeu des acteurs, le fait qu’on n’en sache pas beaucoup sur les personnages parce qu’il y a cette idée qu’ils pourraient être n’importe qui etc. Dunkerque, c’est un film qui montre et questionne l’impact de la guerre sur les soldats. À quel point sont-ils prêts à se battre pour survivre ? La guerre, leur a-t-elle fait perdre une part de leur humanité ? Ou au contraire est-ce que leurs réactions ne sont-elles pas complètement humaines ? Il n’y a pas de soldats héroïques, hormis l’aviateur, non il y a des hommes traumatisés qui ne rêvent que de rentrer chez eux et à qui se rêve parait bien loin. Et de l’autre côté il y a ceux qui n’ont pas connus la guerre directement et qui à leurs tours sont prêt à tout pour sauver ces soldats. C’est un film profondément humain qu’il faut voir. 

     

    Top 9 films 2018

    ♦1♦

    Les évadés, de Frank Darabont

    << En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à Shawshank, le pénitencier le plus sévère de l'Etat du Maine. Il y fait la rencontre de Red, un Noir désabusé, détenu depuis vingt ans. Commence alors une grande histoire d'amitié entre les deux hommes...  >>

     

          C’est pour parler des choses qu’on aime le plus qu’on rencontre le plus de difficultés. J’en parlais pour Black Swan, j’ai vraiment du mal à regarder un film de bout en bout sans faire autre chose à côté. Pour être honnête, c’est même le cas pour des épisodes de séries alors un film aussi long que les évadés, c’était mal parti. Pourtant, ce film m’a captivé. Je pense que c’est énormément dû à Tim Robbins qui a un jeu fascinant, très énigmatique et ça couplé à l’écriture du personnage d’Andy ça donne un rendu parfait. Andy, il ne parle pas beaucoup, on en sait assez peu sur lui, et pourtant il est tellement touchant. On se retrouve un peu plongé avec lui dans ce milieu carcéral et on le voit faire face aux brutalités, aux injustices et pourtant essayer d’améliorer les choses. Morgan Freeman est évidemment fantastique, mais en même temps, il est dans sa zone de confort, le vieux sage qui prend sous son aile un jeune homme perdu. La critique sur le système est très bien faite parce que le film attaque la corruption, mais également le fait que la prison ne prépare pas les prisonniers pour l’après, mais qu’elle les « institutionnalise » comme ils le disent dans le film, c’est-à-dire qu’elle les rend totalement inaptes à la vie en société et que du coup soit ils finissent par retourner en prison, soit ils passent leurs vies en marginaux. C’est un film simple, profond, touchant et c’est mon film préféré de cette année. 

     

     

    Et vous quels sont vos films préférés de l'année? Quels classiques avez vous vu cette année?

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