• Bilan Culturel | Février 2019

        On se retrouve pour mon deuxième bilan culturel de l'année, encore une fois bien rempli surtout en terme de films! Je n'ai malheureusement pas la place de vous faire un résumé des oeuvres à chaque fois (ça rendrait l'article beaucoup trop long) donc je vous encourage à aller les voir par vous même si mon avis vous intrigue. L'article est garanti sans spoilers!

     

    Séries

    The Umbrella Academy

         Bilan Culturel | Février 2019 Ce mois-ci en dehors de mes séries en cours de diffusion, dont je vous parlerai sûrement le mois prochain puisqu’elles seront terminées, je n’ai regardé qu’une série, The umbrella academy (sur netflix, une saison de 10 épisodes d’environ 50 minutes). J’étais vraiment très emballée par les deux premiers épisodes, et puis plus du tout. The Umbrella Academy c’est une énorme déception, dont je ne comprends absolument pas le succès et je vais vous expliquer pourquoi. Pour vous résumer l’histoire rapidement, un vieux milliardaire adopte sept enfants avec des pouvoirs, mais au fur et à mesure, ils s’éloignent tous et ne se revoient qu’à la mort de leur père, où ils apprennent que l’apocalypse arrive. Pour commencer sur une note un peu positive, les seules véritables raisons pour lesquelles je recommanderai cette série : les personnages Klaus, Numéro 5 et Diego. Ils sont bien écrits (Diego un peu moins, mais comparé au reste, c’est vraiment un détail), les acteurs sont juste fantastiques, ils apportent la touche d’humour à la série et aussi les seuls moments de réelles émotions (je pense à la relation de Diego et sa mère, à Klaus et son addiction/Ben et Numéro 5 et Delores). 

          Maintenant passons au négatif, en étant le plus brève possible. La série souffre de trois problèmes majeurs pour moi : • un problème de rythme, il y a trop de scènes/interactions complétement inutiles et de scènes à rallonge portant une pseudo-tension ou voulant appuyer sur l’esthétisme, mais c’est l’esthétisme qui vient égayer le scénario pas l’inverse, on ne peut pas se reposer sur ça. • un énorme problème de prédictibilité. Dès le premier épisode, on comprend ce qui cause l’apocalypse, on comprend le double jeu d’un des personnages ainsi que plusieurs petites intrigues secondaires. La prédictibilité n’est pas nécessairement problématique, mais ici elle l’est puisque la série essaie d’instaurer justement une pseudo-tension et intrigue qui ne marchent pas puisqu’on, c’est ce qui va se passer. • un tout aussi énorme problème de crédibilité. On s’entend, on parle d’une histoire de super-héros, il y a plus crédible, mais quand même, il faut qu’on y croie un minimum. Sans spoilers, un personnage survit à une blessure alors que ce n’est juste pas possible. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études de médecine pour comprendre que l’explication donnée par la série est absolument bidon. Vraiment, cette scène et les implications sont juste ridicules. Ensuite, il y a le fait qu’il faut attendre l’avant-dernier épisode pour qu’un des personnages voie dans le double jeu d’un autre personnage. On pourrait l’avoir vu nous en tant que spectateur omniscient, mais non, on le voit dès le premier épisode parce que le personnage est juste méga bizarre et cache très peu (ou très mal) ses intentions. L’excuse de « l’amour rend aveugle » ne marche absolument pas, je suis désolée, ce n’est pas crédible. Ces trois problèmes, ajoutés aux personnages de Luther, Vanya et Allison qui, encore une fois désolée, ont la profondeur d’une petite cuillère, me font vous dire de passer votre chemin (même si quand même love sur Klaus et numéro 5). 

     

    Livres

    Les aventures d'Alice aux pays des merveilles & Alice de l'autre côté du miroir de C.W. Lewis | Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, d'Harper Lee

         J’ai enfin lu Les aventures d’Alice au pays des merveilles, que j’ai beaucoup aimé ! Je ne m’attendais pas du tout à Bilan Culturel | Février 2019ça, même si je savais que le livre reposait sur du non-sens, je pensais qu’il y aurait au moins un fil narratif, une histoire avec une vraie intrigue, et pas du tout. C’est assez particulier, assez étrange, mais vraiment très bien. Déjà, parce que C.W. Lewis a vraiment une belle plume, les enchaînements semblent naturels même s’ils ne le sont pas du tout. Il y a pleins de sous-lectures possibles, et encore une fois, ce n’est pas tant l’aspect « est ce que c’est réellement ça qu’il a voulu dire ? » qui m’intéresse, mais plus comment chacun interprète une seule et même histoire, et ce livre est parfait pour ça. J’ai directement enchaîné avec Alice de l’autre côté du miroir, ce qui n’était pas une bonne idée du tout. En effet, même si on peut lire entre les lignes et que C.W. Lewis écrit vraiment bien, Alice ça reste une lecture un peu lourde vu que c’est énormément d’absurde. Une centaine de pages ça passe très bien, mais les deux livres accumulés en font plus de 250 et là ça devient un peu compliqué. En plus, je ne trouve pas que le second tome apporte vraiment quelque chose de nécessaire à l’histoire. Je ne vous conseillerai donc pas nécessairement de le lire, mais si vous le faites, faites une pause entre les deux !

          Pour finir, j'ai lu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, D'Harper Lee, dont je vous avais déjà parlé dans l'article sur les classiques de la littérature que j'aimerais lire. Je suis ravie de l'avoir enfin lu, parce que ce livre est vraiment génial! En le fermant, j'ai vraiment eu ce sentiment de "je comprend sa place dans les rangs des classiques". Le début me faisait un peu peur, et même quelques passages vers la fin du livre, parce qu'on a vraiment du mal où l'auteur veut en venir avec son histoire. Au final, tout se regroupe, rien n'est laissé au hasard, mais c'est vrai qu'on peut facilement se perdre dans les intrigues, je n'ai d'ailleurs retenu que cinq prénoms de toute l'histoire. Cependant, le livre n'en reste pas moins génial! Choisir le prisme d'une enfant de moins de dix ans est vraiment une idée brillante, parce que du coup, on n'a pas une violence brute vu qu'elle ne comprend pas toutes les implications de ce qui se passe en face d'elle, mais nous oui et c'est une manière très intelligente de nous dresser le tableau des Etats unis dans les années 1930. La scène du procès est particulièrement marquante, déjà pour les horreurs qui s'y passent, mais aussi pour les réactions de Jem qui a donc 13 ans et qui commence à comprendre l'injustice et la violence de son monde. Ajoutez à cela une plume sans faille, vous avez un livre qui se doit de rejoindre votre pile à lire. 

     

    Album

    Trench, Twenty One Pilots

         Bilan Culturel | Février 2019 Ce mois-ci, j’ai écouté quelques chansons de l’album de Disiz la Peste, mais je vous renvoie à un article de Padfoot qui en parle bien mieux que moi ! Je vais consacrer cette partie sur le dernier album de Twenty One Pilots, Trench, qui a rythmé mon mois, pour la simple et excellente raison que je vais les voir ce samedi en concert (oui, j’ai pris ma place en août mais je me suis plongée dans l’album que ce mois-ci) ! Je suis si heureuse, je n’attends sincèrement que ça depuis début février. Déjà, parce que je les adore, mais aussi parce que j’ai hâte de voir cet album sur scène. C’est, je pense mon album préféré du groupe (même si l’aspect nouveauté doit beaucoup jouer dessus), et la chanson Pet Cheetah arrive presque à détrôner The Judge dans mon cœur, presque, mais c’est déjà beaucoup au vu de mon amour pour The Judge. J’aime absolument toutes les musiques de cet album, avec une préférence pour Smithereens, The Hype, Chlorine et Nico and the Niners. Attendez-vous donc à voir leur concert dans mon bilan culturel de mars, avec pleins de cœur autour. 

     

    Autres

    Paris Is Burning, réalisé par Jennie Livingston

          Il y a bientôt un an, je suis tombée dans l’engrenage de Ru Paul Drag Race, et depuis est né une obsession pour ceBilan Culturel | Février 2019tte émission (qui fera l’objet de deux articles, restez connecté comme on dit) mais plus largement de tout l’univers des bals. C’est comme ça que j’ai commencé la série Pose, que je ne cesserai de citer et de recommander, et comme ça que j’ai vu le reportage Paris is burning, réalisé par Jennie Livingston (disponible sur netflix). Il était dans mes recommandations netflix, mais Violet Chachki l’avait recommandé pour les personnes qui voulaient en savoir plus sur cet univers. Le reportage se concentre sur les bals des années 1980 à Harlem et explique vraiment tous ses aspects : du voguing, aux lectures », à l’idée de « realness » en passant par le système des maisons. Si vous avez vu Ru Paul Drag Race, comme beaucoup depuis que c’est sur netflix, ce reportage vous permettra de comprendre toute l’origine de l’émission. La réalisatrice donne la voix à beaucoup de personnes très différentes, des mères comme des enfants de différentes maisons, des drags queen, mais aussi des personnes transsexuelles, des drags queen de l’ancienne école et des nouvelles. Livingston n’a pas peur d’aborder certains sujets plus sensibles, comme la prostitution et le vol qui sont très présents dans ses milieux aussi. Tout ce qui est dit est intéressant, c’est un véritable bijou ce reportage. Je en paraphrasant les paroles d’Indya Moore dans une interview (une des actrices de pose, regardez d’ailleurs leurs interviews elles sont toutes très intéressantes) sur l’importance de reconnaître et d’apprendre l’origines des choses comme le voguing. Pour paraphraser, elle explique que les personnes appartenant à la communauté LGBTQ+ ont été rejetés pendant si longtemps de la société, jusqu’au point où ils se sont créé leurs propres mondes, et maintenant tout le monde veut une part de ce monde. Je pense que c’est très important, notamment avec l’explosion de Ru Paul Drag Race, de savoir d’où vient ce monde et qui l’a construit. 

     

    Films

    Steve Jobs | La môme | Masters & Commander | Desierto | Dragon 2 & 3 | 12 years a slave | The Piano

          Bilan Culturel | Février 2019Encore une fois, comme j’ai deux cours accès sur le cinéma, j’ai vu pas mal de films, donc je vais aller assez rapidement dessus. Commençons par le négatif, j’ai vraiment détesté Steve Jobs. Je déteste la personne qu’est Steve Jobs, ce qui n’aide pas, mais il est totalement possible d’aimer un film sans aimer le personnage principal. Ajouté à ça une scène finale où tout est mis en œuvre pour présenter Steve Jobs comme un héros et pas un si mauvais gars au final parce qu’il a gardé le dessin que sa fille a fait quand elle avait 5 ans, c’est un non pour moi. Le film se construit autour de trois lancements de produits, où juste avant Steve enchaîne les confrontations avec différents personnages. Ca rend un film très hachuré, avec trop d’enchaînements où on n'a pas le temps de se poser. Le premier lancement aurait pu être gardé en introduction de film, mais basé tout le film sur cette structure ne marche pas pour moi. Ajouté à ça une scène finale où tout est mis en œuvre pour présenter Steve Jobs comme un héros et pas un si mauvais gars au final parce qu’il a gardé le dessin que sa fille a fait quand elle avait 5 ans, c’est un non pour moi.

          Je vais passer rapidement sur Desierto, qui est objectivement bien, les images sont belles, le rythme est bien tenu, le sujet est bien traité, mais je ne suis juste pas rentrée dedans. Pareil pour 12 year a slave, malgré une violence qui devrait nous impliquer dans le film, je suis restée assez en dehors. D’un point de vue historique, je suis assez partagée entre le fait qu’ils aient bien représenté les violences faites aux femmes esclaves, notamment les multiples agressions sexuelles, dont on ne parle pas assez quand on parle d’esclavage, et le fait qu’il y ait une glorification un peu trop poussée du nord, parce que même si oui le nord n’était pas esclavagiste, le racisme était quand même bien présent alors voir un personnage noir ayant du succès dans le nord, c’est un petit non quand même. Pour rester sur une note historique, j’ai vu master & commander dont je n’attendais pas grande chose et qui s’est révélé plutôt bien. L’immersion est complètement réussie, le film aborde plusieurs thèmes très intéressants notamment celui de la hiérarchie et le côté visionnaire du chirurgien. Le Royaume-Uni est un peu trop idéalisé, et le personnage principal un peu trop héroïque, mais hormis ça, je n’ai vraiment rien à reprocher au film. Pour finir sur les films vus pour mes cours, j'ai regardé The Piano! Le film est très long, et c'est tout ce que j'ai à lui reprocher, parce que tout le reste est génial. Le renversement des standards de séduction avec deux hommes vulnérables, la relation mère/fille avec l'interprétation de la fille qui est parfaite (et qui a d'ailleurs valu à Anna Paquin un oscar, faisant d'elle la plus jeune lauréate à avoir reçu un oscar). Mais aussi la complexité du personnage principal et sa recherche de voix. J'aurais préféré que le film s'arrête avant les dernières images qui font un peu trop happy ending, mais sinon ce film vaut vraiment le coup.

          Enfin, je finis avec les films que j’ai regardés en dehors du cadre de mes cours. J’ai enfin vu la môme que j’ai bien aimée ! Je pense que je l’aurai vraiment beaucoup aimé s’il avait été plus court, et avec un autre montage, parce que le découpage présent/future/passé n’apportait pas grande chose à l’intrigue selon moi. Mais hormis ça j’ai vraiment beaucoup aimé le film, la prestation de Marion Cotillard est folle. On la reconnaît vraiment très peu et elle embrasse totalement le personnage d’Edith, c’est vraiment fou. Certaines scènes sont déchirantes d’intensité (quandBilan Culturel | Février 2019 son père la récupère, quand le crash d’avion arrive). Enfin bref, c’est un biopic sur Edith Piaf alors forcément, j’allais adorer. Last but not least, j’ai pu finir la saga dragon en regardant le 2 et le 3. Je suis vraiment impressionné et stupéfaite de cette saga, tant les trois films sont de qualités égales. Je pense que c’est vraiment une, voir la meilleure, saga animée que j’ai pu voir. Les personnages sont super attachants, la relation dragon/humain est complexe et bien travaillée et les images sont splendides (surtout toutes les scènes avec les centaines de dragons). Seul point négatif, les méchants sont vraiment très peu intéressants, on nous en parle comme de super méchants super fort et au final, ils se font battre assez rapidement, et même leurs backgrounds sont très classiques. Mais on oublie très vite ce détail avec le final de la saga. C’était la meilleure fin possible, j’étais à la fois si triste et si contente de la conclusion de cette aventure que j’en ai pleuré pendant longtemps. Alors si vous n’avez pas encore vu Dragon, foncez. 

     

     

          Voilà, j’en ai fini de ce long bilan culturel. Globalement, j’ai eu moins de coups de cœurs que le mois dernier, surtout en termes de film. Mais Paris is burning + l’album de twenty one pilots illuminant tout ce bilan ! Je vous donne rendez vous le mois prochain pour un nouveau bilan culturel, en attendant vous pouvez me partager en commentaire ce que vous avez vu/lu/écouté ce mois-ci ! 

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