• C'est samedi soir, qu'est ce que vous pourriez regarder ?

     

    C'est samedi soir, qu'est ce que vous pourriez regarder ?

    The Riot Club de Lone Scherfig

    2014 - 1h47 

    Avec Sam Clafin, Max Irons & Douglas Booth 

    "Miles et Alastair font leurs rentrées dans la prestigieuse université d'Oxford. Ils désirent tout deux entrer dans le Riot Club, réservé à l'élite de l'école leur permettant d'accéder aux rangs importants. Mais le Riot Club est aussi un club d'excès."

       Ne vous fiez pas à l'affiche, qui fait penser à la création d'un boys band pour pré-adolescente, ce n'est pas du tout le contenu du film. C'est très difficile de parler de ce film, parce qu'en même temps, je l'aime beaucoup, et en même temps, je le déteste. Je pense ne jamais m'être autant énervé devant un film, certaines scènes étant tellement dures à regarder que j'avais envie d'arrêter, ce que j'aurais probablement fait si je l'avais regardé seule.

        Le film se découpe en deux parties, la première, c'est vraiment la mise en place du Riot Club, des deux personnages principaux et la deuxième qui prend une bonne partie du film, est un huis clos la première soirée du Riot Club. Le film a quelques défauts, le principal étant qu'ils sont dix membres dans le club, et qu'il ne prend pas du tout le temps de les présenter proprement, ce qui fait qu'à certains moments, le film reste assez superficiel, il ne va pas du tout en profondeur, et il choisit quelques facilités. Mais même si certains moments sont superficiels, le film parle d'un sujet de société qui ne l'est absolument pas, et je trouve qu'il le fait de manière très intelligente, surtout sur la deuxième partie. Pour moi, c'est l'illustration parfaite de la dégringolade, de la montée en pression où à chaque nouveau pas, tu te dis qu'ils peuvent faire pire. Les personnages même s'ils ne sont pas vraiment approfondis sont quand même intéressants. Parce qu'effectivement, ils ne sont pas très travaillés, mais avec le découpage en deux parties, et le final, on voit un peu ce qui arrive quand on gratte les couches. Et au final, on a quand même un petit retournement, dans le sens où ceux qui nous paraissaient sympathiques s'avèrent être dans les pires, comme Harry, et ceux qui nous semblaient être les pires s'avèrent avoir un côté plus attendrissant (comme James), tout en restant quand même des ordures. Parce que clairement, hormis Miles et encore, c'est un sujet de débat, tu finis le film en détestant tous les personnages. Et bien qu'à des moments, j'ai cru que j'allais casser mon écran, j'ai trouvé ça très intéressant de voir cette mentalité, qui n'est malheureusement pas qu'une fiction. Et puis il soulève plein de questions intéressantes, comme "qu'est ce qui est le pire, adhérer à des idées immondes ou ne pas y adhérer mais laisser faire quand même ?". Je trouve ce film vraiment intéressant, malgré quelques aspects superficiels, les acteurs jouent bien, le rythme est très bien mené et on ne peut pas rester indifférent devant. 

     

    C'est samedi soir, qu'est ce que vous pourriez regarder ?

    Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood

    2009 - 1h39

    Avec Aaron Taylor-Johnson, Kristin Scott Thomas & Thomas Brodie Sangster 

    "Liverpool, 1955. John Lennon est âgé de 15 ans. Vivant avec sa tante, il décide de renouer contact avec sa mère, tout en développant à côté un goût pour le rock. Il se lance alors dans la création d'un groupe."

      J'ai déjà évoqué ce film dans le tag cinéma pour parler de mon genre cinématographique préféré, à savoir le biopic donc. Mais je voulais revenir un peu dessus. 

      Quand je repense à ce film, j'ai vraiment un sentiment de tranquillité, voir de paix. C'est vraiment un film pour lequel je parlerai de "bon moment" et pas dans le sens péjoratif ", c'était sympa, mais tu l'oublies vite" pas du tout. Mais dans le sens où vraiment t'es bien quand tu le regardes, et quand t'y repenses. C'est un film très intéressant parce que tout le monde a déjà entendu parler de John Lennon, et tout le monde a une vague idée de comment il était. Du coup le voir jeune, et découvrir un peu plus de choses sur lui qui ne correspondent pas forcément à l'image qu'on a de lui j'ai trouvé ça très intéressant (après bien sûr, c'est très romancé). Autant la partie familiale, que la partie création du groupe, j'ai adoré. Le seul détail du film dont je n'ai pas compris l'intérêt, c'est la pseudo-amourette avec la scène dans les bois qui n'apportait pour moi rien au film. J'ai trouvé Aaron Taylor-Johnson très bon, les seuls autres films où je l'ai vu sont Kick Ass et L'ère d'Ultron, et les personnages qu'il a sont plus dans un côté comique et ne lui permettent pas de développer plus d'émotions que ça alors que je le trouve vraiment bon dedans. Et il y a Thomas dans le rôle de Paul McCartney, ce qui veut dire chant, petit pas de danse, sourire et quelques petites scènes d'émotions, comment vous dire que je suis comblée. Et la BO est fantastique.

     

    C'est samedi soir, qu'est ce que vous pourriez regarder ?

    Captain fantastic, de Matt Ross

    2016 - 1h58

    Avec Viggo Mortensen, George Mackay & Annalise Basso 

    "Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, Ben et Leslie élèvent leurs six enfants, totalement isolé de la société. Lorsqu'un drame se produit, la famille est forcée de quitter leur petit paradis. Face au monde extérieur, Ben est obligé de questionner ses méthodes d'éducation." 

      Je pense qu'on est sur un de mes plus gros coups de cœur de l'année 2017. Je trouve ce film passionnant, et je sais déjà que si j'ai des enfants un jour, il sera un film référence en terme d'éducation pour moi. Attention, mollo, ça ne veut pas dire que j'adhère à tous les choix de Ben et de Leslie, loin de là. La vie en forêt, l'escalade sous la pluie, tuer un cerf avec un couteau, ce n'est pas mon délire. Mais justement, en voyant un mode d'éducation totalement différent, on peut tout questionner et en tirer ce que l'on souhaite et c'est un peu la morale du film, tout n'est pas à garder mais tout n'est pas à jeter. Et de ce point de vue, là, c'est très intéressant. Et en écrivant intéressant, je me souviens que ce mot est banni dans la famille parce qu'il ne veut rien dire pour eux. Mais j'ai développé avant donc on me pardonne. 


      Tous les personnages n'ont pas le temps d'être développé en profondeur, mais ils sont quand même tous très attachants et on est complètement plongé dans leur famille, ce qui fait qu'on se sent investis. La scène de confrontation entre l'aîné et le père était déchirante, le personnage de Rellian est déchirant. Le jeu est parfaitement dosé, tellement bien qu'il rend tout tellement réel (à l'inverse de la surenchère qui te laisse un peu en dehors de la chose). Là, on y est. Le personnage de Ben est très complexe, en même temps, je l'aime bien et en même temps certains de ses choix me font dire "Ben stop quoi", parce que le film soulève aussi la question de "dans quelles mesures on peut imposer nos choix de vies à nos enfants?(cc Mathilde qui m'a fait découvrir ce merveilleux film ). Tous les acteurs sont fabuleux, mention à George Mackay qui par sa simplicité m'épate toujours. On a le droit à des scènes juste splendides, particulièrement celle où ils reprennent "Sweet Child O Mine" (la reprise étant splendide elle aussi). Des trois films, c'est celui que je vous conseille le plus. 

    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :